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Coryza du lapin

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Bien que nous ayons déjà beaucoup parlé de cette maladie, il ne se passe pas de jours où nous ne soyons questionnés par des éleveurs qui veulent la traiter ou qui, d'eux mêmes ou mal conseillés, utilisent des médicaments sans succès. Il est donc nécessaire de revenir encore une fois sur ce sujet si Important en raison de la Fréquence de ces troubles chez le lapin. .

DEFINITION

Le coryza est un écoulement nasal, en général accompagné d'éternuements. C'est souvent une affection bénigne, mais qui se prolonge, bien que sans toucher gravement l'état général des animaux. C'est cependant pour l'éleveur, qui est excédé par ces éternuements constants, une source d'agacement, mais aussi d'inquiétude, car il craint de voir ce coryza évoluer vers des formes plus graves :le coryza purulent, avec écoulement nasal abondant, jaunâtre et épais, qui atteint sérieusement l'état de santé, et surtout vers la pasteurellose ., nom que l'on donne à la maladie grave et rapidement mortelle qui résulte de l'atteinte des poumons et des plèvres par une infection microbienne, avec des lésions purulentes. Cette crainte n'est pas toujours fondée dans le cas du coryza simple.

LES COURANTS D’AIR PRINCIPALES CAUSES DU CORYZA SIMPLE

On sait depuis peu, que ce sont le froid et les courants d'air combinés qui causent le coryza simple. Ces courants. d'air peuvent être très faibles : une vitesse de l'air de 1 kilomètre heure, non perceptible par l'homme, suffit a le déclencher. Plus la température est basse, plus faible est la vitesse de l'air que le lapin peut supporter sans danger. Par exemple, à 10 degrés le coryza sera provoqué par un courant d’air de 1 kilomètre heure, mais a 25 degrés le lapin supportera 2 kilomètres heure (chiffres très approximatifs). Et par ailleurs, ce coryza est indépendant de causes microbiennes : un lapin qui n'héberge aucun microbe pathogène peut être atteint s'il est en courant d'air un autre, porteur de germes restera indemne sil est dans de bonnes conditions.

On comprend pourquoi les médicaments (antibiotiques, sulfamides) sont si souvent en échec dans le coryza simple . Ils n’agissent que sur les microbes, pas sur les courants d’air ! La solution est donc avant tout l'amélioration des conditions d'environnement et la  suppression des courants d’air. . .

L'AUTRE ENNEMI : L'AMMONIAC

C'est un gaz qui résulte de la fermentation  du fumier. Il  est irritant (il suffit de respirer un flacon d’ammoniaque pour s'en convaincre), et l’appareil respiratoire du lapin y est très sensible.

L’irritation produite favorise l’action des microbes souvent présents, et cela conduit selon les cas, soit à l’irritation locale avec coryza purulent difficile a soigner , car aucune voie d’administration des médicaments ne permet d’atteindre sûrement 1e lieu de l'infection, soit par une action plus profonde, a la broncho-pneumonie et pleurésie purulente ou pasteurellose ., avec gène respiratoire, toux et mort en quelques jours. C'est le seul cas où les médicaments anti infectieux employés a temps, peuvent donner un résultat, tout comme la vaccination préventive , en échec dans les autres cas.