Club Des Éleveurs De Races Belges Ronquières

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La vie sexuelle et ses anomalies

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Au contraire de nombreux oiseaux de basse-cour, le pigeon vit en couple. Les partenaires se choisissent et se restent fidèles pendant leur vie entière. Cette monogamie est en fait souvent théorique. Le comportement sexuel du couple de pigeons commence par la parade sexuelle ; vers 5 à 6 mois, l’activité des mâles commence à se manifester par des roucoulements et des sortes de danses autour des femelles, ponctuée de sauts et de saluts. Quand deux partenaires se sont choisis (et l’on ignore en fonction de quels critères), ils s’isolent en général. Commence alors une période d’intimité avec bécotement qui dure quelques jours. Le mâle choisit l’emplacement du nid et apporte à la femelle des matériaux pour l’édifier. Quand il est prêt, on assiste à un curieux manège appelé « chasse au nid ». Le mâle poursuit inlassablement sa femelle en ponctuant cette course de coup de bec sur la tête pour la ramener au nid choisi. Il perd alors toute prudence et l’on peut attraper ainsi les sujets les plus farouches. Cette poursuite cesse dès que la femelle est revenue au nid, mais recommence dès qu’elle s’en écarte. Ce manège précède la ponte de quelques jours seulement. Intervient alors le cochage, par lequel le mâle féconde la femelle et applique son cloaque contre celui de la femelle en se laissant basculer en arrière. Les spermatozoïdes remontent alors les voies génitales de la femelle et la fécondation s’effectue. Voici la règle générale, mais on relève très souvent des déviations. Il n’est pas rare d’assister à un comportement homosexuel, entre femelles le plus souvent, faute de mâles disponibles. Entre mâles aussi mais accidentellement et « comme pour s’amuser ». On trouve parfois « des ménages à trois » ou un mâle installe deux femelles côte à côte et remplit parfaitement ses devoirs d’époux. bigame en nourrissant les jeunes des deux couvées qui sont toujours simultanée. Les changements de partenaires, contrairement à la fable, sont relativement fréquent. Mais ils proviennent presque toujours d’une indisponibilité du conjoint, pour cause de fatigue et de maladie. Les couples fidèles constituent l’essentiel des pigeonniers. Il arrive que des mâles ou des femelles privés de leur conjoint mort de maladie se laisse mourir de chagrin en quelques jours.

LA PONTE ET L’INCUBATION


Elles constituent les éléments essentiels de la vie du couple. Les deux oeufs (jamais trois) sont pondus en général l’après-midi à deux ou trois jours d’intervalle. L’œuf, pondu d’un poids de 15 à 25 gr. suivant les races, peut avoir des formes très variables mais strictement identiques pour une même femelle. Les oeufs à deux jaunes ne sont pas rare et peuvent atteindre des dimensions exceptionnelles, depuis le « raté de l’ovulation » tout petit oeufs sans jaune de 5 à 8 gr., jusqu’à l’oeuf monumental de 60 à 80 gr. qui n’éclôt jamais.

LA COQUILLE


Elle représente 10% du poids de l’œuf. Elle est toujours rose clair et lisse pour un oeuf normal. Poreuse et d’un blanc rayeux, elle est fragile et indique souvent un état sanitaire déficient. Le jaune, qui représente 18% du poids total est maintenu en position centrale par les chalazes, sortes d’amortisseurs et l’albumen (72%) entoure le jaune.

LA COUVAISON.


L’incubation commence en général le lendemain de la ponte du deuxième oeufs. La couvaison est assurée par les deux conjoints. Le mâle occupe la place entre 12 et 17 heures et la femelle le reste du temps. Parfois la femelle commence à couver dès le premier jour (le jour de la ponte du premier oeuf) Cela conduit à des éclosions décalées et à des jeunes de tailles différentes. L’embryon se développe rapidement dès que la température interne atteint 37°, la tête est ébauchée dès le troisième jour. A quatre jours le coeur commence à battre. L’incubation dure en moyenne 18 jours avec des variations de 24h., suivant la température ambiante. A la fin de cette période, l’embryon doit, pour éclore, occuper une position particulière, la tête sous l’aile droite repliée. Toute autre position ne permet pas une éclosion normale.

L’ÉCLOSION


Elle commence par le bêchage de la coquille : une excroissance dure sur le bec du pigeonneau découpe un sillon circulaire et la coquille se partage en deux, libérant le pigeonneau. Le jaune de l’oeuf, non encore complètement résorbé, persiste deux ou trois jours dans la cavité abdominale du pigeonneau. Il est possible de faciliter l’éclosion d’un pigeonneau en difficulté mais on prendra garde d’éviter tout saignement, toujours fatal.


On compte en moyenne 75 à 80% de pigeonneaux éclos et viables par rapport aux oeufs pondus. Le déchet est représenté par les oeufs clairs (non fécondé) de 5 à 12%, les embryons morts en coquile et les jeunes morts à l’éclosion ou juste après.

LE NOURRISEMENT DES JEUNES


Les colombidés ont une particularité fondamentale dans le monde des oiseaux : ils nourrissent leurs petits pendant les deux premiers jours de leur vie avec du lait sécrété par les muqueuses de leur jabot et régurgité aux pigeonneaux dès leur naissance. Cette sécrétion lactée dépend d’un cycle hormonal qui, dans les derniers jours de l’incubation, provoque l’épaississement de la muqueuse du jabot des deux parents. En général, le pigeonneau dresse la tête et cherche d’instinct le bec de ses parents. Mais au besoin, ceux-ci provoquent ce geste en venant solliciter leurs petits. Ceux-ci introduisent alors leur bec dans celui du mâle ou de la femelle, suivant l’heure de couvaison, et avalent les grumeaux de lait ramenés dans la gorge par des efforts de régurgitation. On les voit parfaitement en observant les nids. Les parents peuvent, à ce stade, séparer leur propre jabot, le lait des grains qui y séjournent. Ils ne sont jamais régurgités avant 7 ou 8 jours, sauf si les sécrétions lactées sont insuffisantes. Dans ce cas, les pigeonneaux reçoivent un mélange d’eau et de grains dès les premiers jours, alors qu’ils ne peuvent pas encore les digérer. Ils meurent le plus souvent de faim. On remarque très bien cette anomalie. Le jabot prend alors une teinte grisâtre au lieu d’une coloration jaune beurre de lait vu par transparence. Ce lait de jabot a une composition très voisine du lait de lapine. Il contient 15 à 18% de matières grasses, dans les premiers jours qui suivent l’éclosion. Au fur et à mesure que la quantité augmente, la composition se modifie. On remarque la présence de petits grains (blé, sorgho) à partir de 8 à 10 jours et à 13 ou 14 jours, les grains mélangés d’eau représente la totalité de la nourriture régurgitée. Les suc digestifs sécrétés par le pigeonneau en permettent alors la digestion. Toute variation anormale de cette sécrétion lactée se répercute immédiatement sur le développement des pigeonneaux. Les parasites internes, affaiblissant les parents, sont la cause la plus fréquente des insuffisances quantitatives du lait. Mieux vaut, à ce moment transférer les jeunes sous un autre couple nourricier en bon état, s’il possède lui-même des petits du même âge ou plus jeunes d’un jour ou deux. Tous les couples adoptent parfaitement un pigeonneau supplémentaire pendant les dix à douze premiers jours. Mais ne dépassent pas trois jeunes par nid sinon ils seront trop peu nourris. Ce nourrissement dure jusqu’à quatre semaines. A ce moment-là les jeunes sont aptes à quitter le nid et commence à voleter. Ils descendent d’eux-mêmes vers 28 à 30 jours, parfois plus tôt s’ils sont mal nourris. Les couples normaux, en pleine période de production, la ponte suivante intervient quand les jeunes ont 10 à 15 jours, jamais avant que la secrétion lactée ne soit tarie.

LA CROISSANCE DU PIGEONNEAU


Grâce à la richesse du lait parental, la croissance des jeunes est extrêmement rapide. Pour un poids à la naissance de l’ordre de 15  gr. pour les races moyennes, on enregistre 100 à 200 gr. à une semaine, 250 à 300 gr. à deux semaines, 400 à 500 gr. à trois semaines et 500 gr à quatre semaines. La descente du nid conduit alors à un amaigrissement très rapide (de 50 à 70 gr. en deux ou trois jours) à la suite de l’exercice pris par le pigeonneau et de la diminution de la fréquence et devet de l’abondance de la nourriture. Le pigeonneau apprend par imitation à manger seul. Il est, au début, assez maladroit et, à moins que ses parents ne continuent à le nourrir au sol, ce qui est fréquent, il faut souvent une à deux semaines pour s’habituer à ce nouveau régime et récupérer son poids ; Cette période de sevrage est toujours très délicate sur le plan sanitaire et tout pigeonneaux sous-alimenté est une proie facile pour les parasites et les microbes. A la naissance, les jeunes sont recouverts d’un duvet plus ou moins long suivant la race et le sexe. Ce duvet commence à tomber vers 10 jours et il est remplacé vers 12 jours par les sicots, ébauches de plumes qui se dégagent de leur tuyau à partir de 15 jours. Les jeunes s’emplument alors complètement en deux semaines et, à 28 jours, le dessous de l’aile est complètement garni. Ces premières plumes vont persister deux mois environ. Elles ont souvent des teintes différentes de celle qui les remplaceront au cours de la première mue, en général plus foncées. Les pigeonneaux conservés après sevrage commencent à voler normalement vers 40 à 50 jours. Ils acquièrent très vite un comportement d’adolescents. Ils perdent leur piaillement ou « cri du nid » vers 7 à 8 semaines et commence à roucouler vers deux mois et demi. Séparez -les des adultes de crainte qu’ils ne s’introduisent et ne déclenchent des batailles en provoquant des casses d’œufs ou des écrasements de touts jeunes, très fragiles pendant les premiers jours. La maturité sexuelle est plus ou moins rapide suivant la race et la saison. Les races lourdes sont en général moins précoces que les légères, et les jours de longueur croissants déclenchent plus tôt les premières manifestations de cette maturité. Les femelles sont plus précoces que les mâles, d’environ deux semaines, et les premiers accouplements interviennent entre 4 à 6 mois, parfois beaucoup plus tard, exceptionnellement plus tôt.