Club Des Éleveurs De Races Belges Ronquières

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Précautions hivernales

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30 septembre et 1er octobre  2017

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Bienvenue sur le site du CERB consacré exclusivement au petit élevage d'animaux de basse cour de races Belges

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La claustration hivernale d'un troupeau de pondeuses entraîne parfois des conditions de logement qui n'ont rien d'idéal. Il en résulte que des erreurs d'exploitation peuvent se produire plus facilement. La saleté et les déjections peuvent s'accumuler, la litière peut devenir humide et môme mouillée. des courants d'air  peuvent se produire. Aussi est-il plus important que jamais que les éleveurs consacrent leur plus stricte attention aux détails de la conduite d'un troupeau de pondeuses :


Parfois, malgré une attention soutenue, apparaît la maladie. Pour qu'un simple cas ne se transforme pas en épizootie catastrophique, voici la conduite à tenir: lorsque vous remarquez un seul sujet présentant un aspect général d'abattement, de "mauvais moral" , ne vous dites pas qu'il ira mieux demain. En aviculture, "ça ne se tasse pas"...ça se développe très rapidement. Séparez aussitôt le sujet du reste du troupeau et essayez de déterminer l'indisposition et ses causes. Si le sujet va vraiment mal, pas de sentiment : pratiquez I'autopsie. Si vous ne le pouvez pas, envoyez-le à un laboratoire.


Dès que la cause  du mal  est découverte, prenez immédiatement toutes mesures pour enrayer la propagation de la maladie et des pertes ultérieures. L'hygiène et des soins convenables arrêtent souvent la diffusion de la maladie.


Êtes-vous parmi ces criminels qui négligent les volailles mortes (puisqu'elles ne pondent plus !) et laissent traîner leurs cadavres autour des poulaillers ? Ce sont de beaux foyers d'infection pour le reste du troupeau. Vous devez les enlever immédiatement et les brûler. Pour cela, vous pouvez construire facilement un four d'incinération en transformant une vieille touque à essence ou un baril à goudron. Placez votre four à l'écart, en tenant compte des vents dominants, à cause des mauvaises odeurs.


Et puis, s'il est bon de brûler des cadavres, peut-être serait-il mieux que vous examiniez un peu sérieusement toutes les données de votre programme d'exploitation ? Histoire de ne plus avoir de cadavres à brûler.

Pour une production optimale


Comment puis-je obtenir de mes  poules une production maxime pendant les mois d'automne et d'hiver ? Voilà la question que l'on se pose chaque année à date fixe.


Il y a plusieurs choses que vous devez avoir envisagées et dont vous devez vous inquiéter de bonne heure si vous voulez avoir des oeufs pendant la période hivernale. Il vous faut avoir des poulettes en ponte à ce moment là. Il vous faut des poulettes en bonne santé qui n'ont pas été "forcées" au cours de leur croissance pour atteindre en dépit de tout une maturité précoce. Vous devez démarrer vos poussins en janvier, février  ou mars.


De même que vous n'allez pas commander des poussins Leghorns pour produire des poulettes de table, ne demandez pas des "croisements" pour avoir une forte ponte, indistinctement, parce que la mode est aux croisements. Étudiez votre affaire et les possibilités de chaque race ou croisement pour ce que vous voulez en obtenir, et dans les conditions où vous vous trouvez.

A sol humide, litière humide


Beaucoup d'élevages avicoles ont voulu faire un essai de la litière épaisse , de la litière permanente. de la litière montée. Malgré le chaulage, l'atout de la litière, les ratissages fréquents, l'humidité est apparue et s'est maintenue, donnant de mauvaises conditions d'élevage. Et les aviculteurs qui avaient tenté l'expérience ont condamné ces trois systèmes. Pourtant, avant d'adopter, il faut adapter, c'est-à-dire, avant tout, tenter l'expérience après avoir examiné, analysé les conditions dans lesquelles  on la tente : il y faut du jugement, du bon sens.


Les conditions régnant dans votre élevage peuvent vous paraître semblables  à celles des autres élevages : mais ces conditions ont-elles les mêmes causes ? Avez-vous vérifié  la composition du sol sous vos poulaillers  Est-il perméable ou-imperméable ? Vos poulaillers sont-ils sur une pente où la pluie peut ruisseler, ou bien dans un fond où elle s'amasse ? Dans les autres élevages sur lesquels vous vous basez - en est-il de même ?


L'humidité se manifeste souvent par imprégnation.  osmose ou capillarité dans les bâtiments qui n'ont qu'un plancher de bois posé sur des parpaings pour les maintenir au-dessus du sol. N'essayez pas alors ces systèmes de litière directement sur le plancher ; protégez-le d'abord  par une couche de goudron ou de papier bitumé. Mais le mieux est évidemment d'avoir des bâtiments étanches, à sol cimenté. Vous pouvez aussi creuser une tranchée autour de chaque poulailler et y enterrer un système de drains fait de simples tuiles rondes ; prolongez ces drains hors des parquets pour assécher le plus possible les bâtiments.

Se faire des amis


Comme les sept nains de BIanche-Neige qui sifflent en travaillant, les poules actives chantent et caquettent en vacant à leurs occupations journalières. S'il n'y a pas beaucoup de chants et de caquets dans votre poulailler, il ne doit pas y avoir beaucoup d'œufs non plus.


Un bon éleveur parle à ses élèves. Il s'annonce toujours en frappant discrètement à la porte avant d'entrer au poulailler. Il n'effraie pas ses poules et ne les bouscule pas du pied pour pouvoir passer. Elles apprennent alors très vite à le considérer comme un ami tout simple, mais franc. sur lequel on peut compter, qui apparaît tous les jours aux mômes heures (à quelques minutes près) fredonnant une chanson familière ou sifflotant toujours le môme air tant de fois entendu. Elles aiment sa façon de se comporter, ses mouvements. tandis qu'il remplit ses devoirs de bon aviculteur.


Ses poules reconnaissent la coupe de sa blouse ou le son -de ses pas chaque fois qu'il passe leur porte. Mais, il perdra vite sa réputation et leur estime s'il commence à se montrer à des heures irrégulières, ou s'il arrive en retard. pour distribuer pâtée ou grains.


Les poules ne se fient pas aux étrangers (ou à ceux qui leur deviennent étrangers) et considèrent toute modification aux routines journalières avec méfiance, soupçon et frayeur. Et la la peur coupe la ponte. Au contraire, les poules répondent à la douceur et à la gentillesse par une production accrue.

Veillez toujours


Les dispositifs mécaniques destinés à économiser le temps, la main-d'œuvre,  épargnent peut-être beaucoup der peine aux vieux os du dos et aux reins, mais ils ne remplaceront jamais la matière grise d'un esprit toujours en éveil. En dépit de toutes les bénédictions qu'ont apporté aux hommes las inventions modernes. il y a encore des choses qu'il vous faut faire vous-même.


Si vous avez posé, ou fait poser l'eau dans vos parquets ou poulaillers, avec ou sans abreuvoirs automatiques, vous ne pouvez vous soustraire à l’effort nécessaire, de contrôler  si les joints. les robinets, les abreuvoirs fonctionnent bien, s'ils ne sont pas rouillés, bouchés ou débordants . Il vaut mieux vous apercevoir vous-même d'un début d'inondation avant que vos poules s'en rendent compte.


Vous avez des trémies. Débordent-elles où sont-elles vides ? Vos poules n'éprouveront aucun plaisir à picorer la pâtée ou les grains gaspillés dans les crottes de leur litière, ou de se trouver bec à bec avec une mangeoire vide. Croyez-vous qu'elles vous en récompenseront en pondant mieux ?


Veillez toujours.