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Coqs et poules sauvages

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 Il existe quatre espèces de coqs sauvages dont une seule, le "gallus gallus” (communément nommé Bankiva)est à l'origine des espèces domestiques.


Le Gallus gallus  est répandu dans toute l'Asie du sud-est ou presque mais sous des formes nettement différenciées d'une région à l'autre puisque cinq sous espèces ont été définies. Si l'on excepte la couleur générale du plumage qui s'approche toujours de la variété dorée saumonée, ces sous espèces se différencient par des caractères très visibles comme, par exemple, les oreillons rouges ou blancs; en aviculture domestique, elles seraient classées en “races” différentes. Il faut donc que le juge et l'éleveur éclairé connaisse et reconnaisse non seulement les quatre races de coqs sauvages mais aussi les cinq variétés de Gallus gallus.


Tous les coqs et poules sauvages ont des caractéristiques communes. Ils sont de petite taille, gros environ comme une Pictave, c'est-à-dire une naine au dessus de la moyenne. Si les coqs sont brillamment colorés, les poules, qui couvent au sol, ont un plumage discret qui assure leur camouflage.


Leur chant est bref et aigu, même celui de Gallus gallus qui ressemble à celui des coqs domestiques mais se traduirait phonétiquement plutôt par “ Kikiri ” que par “ cocorico”.


Tous font deux mues par an, l'une en juin, l'autre en octobre : durant l'été les coqs sont en plumage d'éclipse, parure nettement moins somptueuse que durant les autres mois de l'année.


La crête des poules est toujours inexistante ou presque (même chez Gallus gallus, elle est réduite à un simple repli sans dentelure) et leurs barbillons ne sont jamais apparents, consistant simplement en une partie de peau dénudée sous le bec. La présence d'une crête dentée ou celle de barbillons atteste de l'impureté de la souche qui aura été croisée avec une race domestique.


Pour les deux sexes, le port de la queue est beaucoup moins relevé que chez la plupart des races domestiques; l'angle formé par le dos et la queue est toujours très largement obtus.


Ce sont des volailles généralement robustes pourvu qu'elles soient nourries convenablement, comme des faisans et non comme des poulets, et tenues à l'abri des infections endémiques de nos basses-cours comme la coccidiose et le coryza. Seul le Gallus varius (coq de Java) et le Gallus gallus bankiva (sous espèce la plus méridionale de Gallus gallus)  nécessitent un abri chauffé durant les périodes de gel important. Comme toutes les poules ils craignent plus les courants d'air et l'humidité que le froid sec. Les coqs sont en général très combatifs entre eux et avec les coqs domestiques mais supportent généralement bien les autres espèces, même les gallinacés comme les faisans.


LE COQ DE BANKIVA (Gallus gallus)


Noter que le nom "Bankiva" couramment utilisé en France pour désigner cette espèce n'appartient normalement qu'à une seule des cinq sous espèces. Pour ne jamais se tromper, en particulier dans les relations avec les étrangers, mieux vaut utiliser la terminologie latine universellement adoptée : Gallus gallus suivi du nom de la sous espèce. Attention aux textes et ouvrages datant du XIXe  siècle où ce coq est fréquemment désigné sous le nom de “ Gallus ferrugineus ”. En anglais il se nomme “Red junglefowl,


Le Bankiva dont la forme du corps est plutôt allongée se croise très facilement avec les poules domestiques. Il est de la couleur de la Gauloise Dorée avec quelques différences citées ci après.


SOUS-ESPECE DU SUD DE L'INDOCHINE (Gallus gallus  gallus)


Le camail rouge près de la crête s'éclaircit ensuite pour se terminer en orangé assez clair : il est long et abondant : le rachis des plumes est foncé. La crête est bien développée et dentelée. Les lancettes sont abondantes et longues de la même couleur que le camail. La queue est bien développée, garnie de longues faucilles noires à riche reflets verts, sauf à leur base duveteuse qui est blanchâtre et bien visible. Les pattes sont bleu ardoise, l'oreillon blanc et de belle taille, l’œil rouge orangé. En plumage normal, cette sous-espèce est quasiment impossible à différencier de la race domestique -naine allemande>, en variété dorée. En plumage d'éclipse le coq n'a ni lancettes ni faucilles.


SOUS-ESPECE DU NORD DE L'INDOCHINE (Gallus gallus jabouillei)


Le camail et les lancettes sont nettement plus courts et plus foncés que chez la précédente sous-espèce. Les faucilles sont également bien moins développées : l'oreillon est rouge.


SOUS-ESPECE DE BIRMANIE (Gallus gallus spadiceus)


Ressemble au Gallus gallus gallus par le coloris mais camail et lancettes plus courts et oreillon rouge.


SOUS-ESPECE DE L'INDE (Gallus gallus murghi)


Camail et lancettes sont jaune orangé flammés de noir, petits oreillons blancs. Le reste comme le Gallus gallus gallus.


SOUS-ESPECE DE JAVA (Gallus gallus bankiva)


Ne pas confondre avec le coq de Java (Gallus Varius) avec lequel il cohabite sans s'hybrider et dont il sera question plus loin.


De la couleur du Gallus gallus gallus mais les plumes du camail sont nettement plus courtes, plus larges et arrondies au bout au lieu d'être pointues.


 

LE COQ DE LAFAYETTE (Gallus lafayetei)


Quelquefois dénommé “Gallus Stanleyi” dans les anciens textes. En anglais : “La Fayette's  Junglefowl”  ou encore  "Ceylon Junglefowl”.


C'est encore un coq sauvage qui ressemble passablement aux volailles domestiques par son allure et sa livrée. Différence fondamentale cependant : il n'est adulte qu'à deux ans, les coqs ne prenant leur plumage définitif et ne fécondant les poules qu'à partir de cet âge. Le plumage d'éclipse ne diffère guère de celui du reste de l'année.


Le Lafayette n'existe que dans l'île de Ceylan, au sud de l'Inde. La ponte est faible : trois ou quatre ceufs par couvée mais dans son pays natal, les couvées peuvent se succéder quasiment toute l'année alors que sous nos climats elles seront limitées à une ou deux, au printemps et en été. Le Lafayette se croise avec les poules domestiques.


La livrée du coq peut encore être comparée à celle du Gaulois Doré mais les différences commencent à être notables le camail roux doré est long et bien fourni, les lancettes sont bleu violacé, largement bordées de rouge. Toutes les rémiges sont noires, il n'y a donc pas de – triangle  quand l'aile est fermée. La queue est noire, garnie de faucilles peut nombreuses et courtes. Le noir des plumes est à reflets pourpres et non verts. La poitrine est rouge, garnie de plumes plus allongées que chez les races domestiques. Quant à la crête dont la dentelure est fine et peu profonde, elle s'orne à sa base d'une tache jaune.


La poule est assez jolie. Si le dos reste brun roux crayonné de noir pour assurer le camouflage quand l'animal couve, les ailes sont barrées de noir et de roux, les plumes de la poitrine sont blanchâtres lacées de roux et l'abdomen est clair.


LE COQ DE SONNERAT  (Gallus Sonnerati)


En anglais “Sonnerat's  Junglefowl”  ou “Grey Junglefowl”.


Avec le Sonnerat, nous nous éloignons encore un peu des poules domestiques, bien qu'il donne avec elles des hybrides féconds. Légèrement plus délicat que les deux espèces précédentes, il est cependant assez facile à élever sous nos climats.


La livrée normale du coq est particulièrement jolie. Les plumes du camail, les lancettes et les premières couvertures des ailes sont noires, bordées de gris et leur rachis s'élargit pour former des paillettes brillantes blanches et jaunes. Les plumes de la poitrine sont noires flammées de blanc. Les secondes couvertures des ailes sont rouges. La queue est noire à reflets métalliques et toutes les rémiges sont noires. La crête est peu dentelée, les pattes sont couleur saumon. Il a été obtenu, voici une dizaine d'années, en Angleterre, une mutation pastel où le noir est remplacé par du bleu (au sens avicole bleu ardoise) et le rouge par du fauve ou du jaune.


En plumage d'éclipse le coq est beaucoup plus terne, camail et lancettes sont remplacés par de courtes plumes noirâtres dépourvues de paillettes et il perd ses faucilles.


La poule a les plumes de la poitrine et des flancs blanches lacées de brun noirâtre.


LE COQ DE JAVA (Gallus Varius ) En anglais : « Green Junglefowl »


Nettement différent des volailles domestiques, il donne, en se croisant avec elles des hybrides stériles. Il ne possède qu'un barbillon unique et central sous le bec. La crête, petite et non dentelée, est tricolore : verte à la base, bleue au centre, rouge au sommet.


Le camail n'est pas d'aspect classique mais formé de plumes courtes et arrondies, vert brillant lacé de noir : les lancettes sont de forme classique, vertes lacées de jaune. Les couvertures des ailes sont lancéolées, noires lacées de roux. Queue et rémiges sont noires, les faucilles sont bien développées, les deux premières rectrices, plus longues que les autres, s'écartent en forme de fourche ce qui fait quelquefois nommer le Gallus Varius  coq à queue fourchue”.


Le plumage d'éclipse diffère peu du plumage normal.


La poule est entièrement écaillée : dos brun lacé de fauve, poitrine fauve lacée de noir.


La ponte est généralement abondante mais les poussins sont assez délicats à élever et très sensibles aux parasites et maladies.