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L'oeuf bien dans sa coquille

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Pour qu'un oeuf soit sain, il faut entre autres que sa coquille soit propre et solide. Pour éviter d'avoir des ceufs aux coquilles minces, les éleveurs veillent à apporter du calcium 'et ses dérivés). Les moyens utilisés en pratique sont divers et parfois étonnants. Mais avant de découvrir ces "trucs' d'éleveurs, nous faisons un petit rappel sur la coquille doeuf et sa composition.


La coquille d'un oeuf est une enveloppe dure, composée d'une trame protéique sur laquelle sont déposés des cristaux d'hydroxy-apatite, un mélange de carbonate de calcium avec d'autres sels minéraux. La structure de la coquille est très légèrement rugueuse à l'extérieur et forme des mamelons à l'intérieur. La coquille est traversée de canaux qui font communiquer l'extérieur et l'intérieur de l'oeuf et permettent les échanges gazeux nécessaires a la vie de l'oeuf. Les pores, que l'on distingue sur la coquille ( les extrémités des canaux) sont de forme ovale, mesurant de 10 à 25 microns. Ils sont inégalement répartis et plus nombreux aux 2 pôles.


La coquille est composée de 3 couches : la couche mamillaire, à l'intérieur, faite de cristaux coniques rattachés à la membranne coquillère par des ponts de kératine, les noyaux mamillaires; la couche palissaclique recouvre la couche mamillaire. C'est la plus épaisse. Elle est constituée de colonnes de cristaux de calcite serrés les uns contre les autres; ces 2 couches sont enveloppées d'une fine cuticule qui se dépose juste avant que l'oeuf ne soit pondu.


Cette cuticule est formée de protéines kératinisées de 5 à 10 microns. La cuticule protège les pores des canaux.


La coloration de l'oeuf, sa taille sont un caractéristique des races et des espèces.


Précisons encore que les membrannes coquillaires (interne et externe) qui adhèrent à la coquille, sauf au niveau du gros bout de l'oeuf où elles forment la chambre à air, sont une partie distincte de la coquille. Elles servent de barrières protectrices contre les bactéries et les moisissures mais permettent les échanges gazeux.


 


Fabrication de la coquille


La coquille est fabriquée dans la glande coquillaire (utérus) par dépôt de carbonate de calcium sur une trame protéique, grâce à une enzyme (anhydrase  carbonique) qui transforme les ions bicarbonates en ions carbonates. Cette transformation dépend de l'équilibre acîdo­basique du sang. Les ions calcium proviennent de l'alimentation et d'un stockage partiel dans la partie médullaire des os longs. Le taux de calcium sanguin et son absorption intestinale sont sous dépendance hormonale.


Le dépôt de calcium est régulier durant les dernières 16 à 18 heures du séjour dans l'utérus.


L'épaisseur de la coquille dépend de l'âge de la poule et de la taille de l'oeuf. Elle est fonction de la disponibilité du calcium alimentaire, de l'équilibre ionique alimentaire et de la temperature ambiante, par le relais de l'équilibre acido­basique.


Enfin, bien que l'oeuf soit expulsé par le cloaque, qui sert en même temps à l'évacuation des excréments, il sort propre et net. En effet, il se produit une évagination qui protège la coquille au moment du passage de l'oeuf au travers du cloaque.


Si l'oeuf est sali par la suite ce sont les conditions d'élevage et de ponte, ainsi que la rapidité du ramassage qu'il faut remettre en cause.


Pour une coquille solide


La solidité de la coquille est bien sûr fonction de son épaisseur. Si comme on l'a vu ci-avant certains facteurs influençant la solidité de la coquille comme l'âge de la poule ou la taille des oeufs  ne peuvent être contrôlés par l'éleveur, celui-ci a malgré tout prise sur un élément essentiel: l'apport de calcium alimentaire.


Si on distibue un aliment pour poules pondeuses acheté dans le commerce, la formule équilibrée, riche en minéraux doit permettre de couvrir les besoins en calcium pour la fabrication de coquilles solides. Des compléments de calcium, sous forme de coquille d'huitres broyées peuvent malgré tout être distribués. Les apports de calcium sont par contre indispensables. Si on distribue une ration maison aux pondeuses.


Les sources de calcium sont diverses et bien des éleveurs ont leur propre façon de faire pour éviter d'avoir des oeufs aux coquilles minces. Voici quelques "trucs et ficelles" d'éleveurs expérimentés".


Certains éleveurs mettent à la disposition de leurs poules pondeuses des débris de démolition à base de vieux plâtre ou de chaux. Les poules en sont friandes.


Du sable de rivière, mélangé à de fins graviers donne aussi des résultats valables sur la solidité des coquilles.


Des coquilles d'oeufs finement broyées et éventuellement mélangées à du sable fin


peuvent faire l'affaire; il ne faut cependant jamais distribuer des coquilles d'oeufs fraîches ou entières. Elles doivent être séchées au préable (au four, après cuisson de pâtisserie par exemple) et émiettées fine ment avant la distribution.


Des coquilles d'escargots finement broyées (entre 2 pierres) sont également distribuées par certains éleveurs, tout comme des os (de lapins, de colelettes) finement broyées avec un marteau.


Enfin, ayant constaté que les poules en liberté picoraient volontiers des petites particules de mica, une roche riche en silicate, un éleveurs a recherché une plante riche en silice. C'est ainsi qu'il distribue, avec succès semble-t-il puisque ses oeufs ont des coquilles solides, des prêles à ses pondeuses.


On le constate, les sources de calcium et de carbonate de calcium peuvent être variées. Ces expériences pourront peut-être inspirer quelques éleveurs.