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Squelette

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 CARACTÈRES GÉNÉRAUX

Le squelette est en quelque sorte une charpente osseuse qui donne au corps son aspect extérieur.   La Poule étant un oiseau, son squelette possède nécessairement les caractères principaux de cette classe.   Bien qu'elle vole mal, son squelette est néanmoins conformé pour se soutenir en l'air et possède en même temps des adaptations adéquates pour la marche.   Le squelette des oiseaux présente une particularité remarquable qui allie la stabilité à la légèreté.   En effet, les os sont “ pneumatisés ” et, dans un grand nombre d'entre eux (os longs), la moelle est remplacée par des cavités remplies d'air en communication avec l'extérieur par l'intermédiaire des sacs aériens et des poumons.  

COMPOSITION

Les os du squelette sont composés d'environ 30 % de matière vivante et organique appelée osséine et d'environ 70 % de matière pierreuse ou minérale, formée surtout de carbonate et de phosphate de chaux.  

GRANDES DIVISIONS DU SQUELETTE

Le squelette comporte trois grandes divisions : la tête, le tronc et les membres.     

1.   - LA TETE

La tête se subdivise en deux grandes parties : les os crâniens et les os faciaux.  

Les os crâniens, au nombre de neuf, sont soudés ensemble et forment la boîte crânienne ou crâne.   Les principaux sont le frontal.   le plus grand os du crâne qui constitue la voûte antérieure du crâne, le pariétal, situé en arrière du frontal, le lacrymal qui forme la paroi antérieure de la cavité orbitaire, l'occipital que forme la paroi postérieure de la cavité crânienne, à sa base inférieure, il est percé d'un trou (Trou occipital) et muni d'un seul condyle, ce qui permet à la tête des mouvements de rotation très étendus.

Les os faciaux, composant la face et formant les mâchoires, sont très nombreux.   Il serait sans doute fastidieux pour l'amateur ou le petit éleveur de les analyser tous, nous nous limiterons aux plus importants et aux plus fonctionnels.   Nous avons d'abord la mandibule supérieure composée du pré maxillaire, terminé en arrière par les orifices nasaux et par le maxillaire supérieur , ou petit os concourant à la formation de la voûte palatine et de l'orifice nasal externe et la mandibule inférieure, ou maxillaire inférieur.   L'ensemble de la mandibule supérieure et de la mandibule inférieure forment le bec.   

Les deux mandibules ne s’articulent pas directement l'une sur l’autre. Elles sont séparées par un petit os de' forme irrégulière, plus ou moins trapézoïdale du nom d'os carré.   Il sert en quelque sorte de pivot aux mandibules.   Il est soudé au zygomatique, petit os en forme de stylet qui rejoint le maxillaire supérieur.   Voir détails à la section se rapportant à l'étude du crâne et du bec.  

2.   - LE TRONC

Le tronc est composé de :

1 ) La colonne vertébrale

Formée d'os appelés vertèbres.   En moyenne son nombre est de 42, mais ce nombre n'est pas fixe et peut varier selon les races.   Dans ce cas, le changement n'intervient qu'en ce qui concerne les vertèbres cervicales et coccygiennes.   Les vertèbres se subdivisent en :

Vertèbres cervicales -

Nombre variable entre 1 3 et 14.   Elles constituent un véritable balancier cervical incurvé en S.   La première, nommée atlas, a la forme d'une bague qui s’articule, en avant avec le condyle unique de l'occipital, et porte en arrière une seule facette articulaire qui répond à la vertèbre suivante.   La seconde vertèbre s’appelle axis et porte une apophyse odontoïde très forte.   Elle sert de pivot aux mouvements de la tête.   

Vertèbres dorsales -

Au nombre de sept chez la poule.   Ces vertèbres s’ankylosent de bonne heure pour constituer une pièce unique qui s’unit à la région lombaire.   Les apophyses épineuses sont souvent soudées en une lame osseuse.   

Vertèbres lombaires et sacrées -

On en compte 14 chez la poule, rapidement soudées les unes aux autres et portant des apophyses transverses très développées, délimitant entre elles des loges destinées à recevoir les reins.   

Vertèbres coccygiennes -

Ces vertèbres ne sont pas soudées, au contraire, elles sont très mobiles et articulées de telle sorte que la queue est susceptible de mouvements très étendus.   La dernière porte le nom de pygostyle.   Elle est plus volumineuse que les autres, elle est latéralement aplatie, terminée en pointe et recourbée vers le haut.   Elle sert de point d'appui aux plumes rectrices de la queue et à leurs muscles.   Selon les races, le nombre de vertèbres coccygiennes varie de 5 à 7.  

REMARQUE : Le caractère “ sans queue " est dû à l'absence du pygostile et des dernières vertèbres.  

2) L'os du thorax

Le sternum, fortement développé, présentant une crête saillante, le bréchet.   Le bord antérieur montre une petite éminence (élévation), appelée épi sternale et deux rainures articulaires qui sont destinées à recevoir les os caracoïdiens.  

3) Les côtes.   

Les côtes au nombre de sept paires, os longs et arqués, s’attachant en haut à la colonne vertébrale et en bas au sternum.   Ils sont munis chacun, sauf les premiers et les derniers, d'une longue apophyse récurrente qui s’applique sur la côte postérieure.  

4) Les os du bassin.  

 Le bassin est caractérisé par sa longueur.   Son plafond et ses parois latérales sont complètes, tandis qu'il ne possède pas de plancher osseux, disposition qui facilite le passage de l’œuf.   L'ilium ou partie dorsale est soudé avec la dernière vertèbre dorsale, les vertèbres lombaires et sacrées.   Sa partie antérieure présente une dépression ou fosse iliaque externe.   La partie postérieure du coxal (os de la hanche) s’appelle ischium, il présente une grande ouverture : la grande échancrure sciatique.   Une sorte de baguette grêle, styloïde suit le bord inférieur de l'ischium pour le dépasser en arrière et se recourber en dedans en allant à la rencontre de son congénère du côté opposé, sans lui être soudé, c' est le pubis.   L'ensemble des deux os constituent ce que l’on appelle généralement la fourche.  

3.   - LES MEMBRES

 Ceux-ci se divisent en membres supérieurs ou ailes et en membres inférieurs ou pattes.  Les membres supérieurs comprennent chacun :

·                 1 ) les trois os de l'épaule, l'omoplate, le caracoïdien qui relie l'omoplate au sternum et la clavicule, laquelle se réunit avec sa voisine par son extrémité et toutes deux forment un os unique en V ou en U, la fourchette.  

·                 2) l'os du bras, l'humérus.  

·                 3)Les os de l'avant-bras, le cubitus, le plus volumineux et le radius, effilé et grêle.  

·                 4)les os de la main formant trois régions :

D’abord, les deux os du carpe : le radial et le cubital  , ensuite, les trois os du métacarpe, dont deux soudés à leurs extrémités et l'autre, rudimentaire, servant de base au pouce ou aile bâtarde ; enfin les os des trois doigts, encore appelée région digitée, dont un, le pouce, avec une seule phalange, le grand doigt avec deux phalanges et le petit doigt représenté par une phalange rudimentaire.  

Les membres inférieurs se composent chacun :

 De l'os de la cuisse, le fémur, qui est long, fort et incurvé

Des os de la jambe, le tibia, le péroné, qui est styloïde et soudé en haut au bord externe du tibia et la rotule, petit os mince et large, placé en avant de l'articulation du fémur et des deux os de la jambe.  

Des os du pied :

D'abord, les os du tarse métatarse, régulièrement appelé métatarse avec un os long présentant un corps et deux extrémités, dont l'une, la supérieure, assez volumineuse, résultant de la fusion des os du tarse, est articulée avec le tibia.   Sur cette extrémité on remarque à l'arrière une apophyse qui est sans doute, soit un os du tarse, soit un os du métatarse soudé et dont l'autre, l'inférieure, se termine par trois poulies qui s’articulent avec les trois doigts principaux.   En dedans et en arrière de cette extrémité existe un os allongé relié à l'os métatarsien principal qui peut être considéré, soit comme le premier article du pouce, soit comme un métatarsien, appelé métatarsien rudimentaire.   Sur le métatarsien du coq apparaît une apophyse allongée qui se recouvre d'une matière cornée et qui donne naissance à l'ergot, apanage du sexe.   

Enfin, les doigts au nombre de quatre, trois antérieurs et un postérieur, le pouce.   Les doigts antérieurs sont divisés en interne, médian (le plus long) et externe.   Ils sont constitués par des articles ou phalanges, petits os allongés cylindriques.   

Le doigt interne compte trois phalanges, le médian quatre, l'externe cinq, y compris le dernier article, petit os conique et incurvé de façon à affecter la forme de l'ongle auquel il sert d'appui.  

Le pouce n'a que deux phalanges, elles prolongent le métatarsien rudimentaire et sont dirigées en arrière.   

Certaines races gallines possèdent cinq doigts, dont deux en arrière, souvent soudés.