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Les pigeons de vol

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Les acrobaties et performances des pigeons de vol sont un réel plaisir pour les yeux. Ces pigeons , dont le groupe comprend de nombreuses races, sont capables de véritables prouesses dans les airs.


Malheureusement, on ne peut guère les admirer en pleine action car rares sont les éleveurs de pigeons de sport.


Les raisons en sont simples: ces races de pigeons et leurs capacités dans les airs sont méconnues; en outre , la pratique du vol nécessite un entraînement suivi , du temps et surtout de la patience. De plus , les prestations dans les airs sont assez difficiles à obtenir et les risques de perte des oiseaux sont assez élevés, ce qui fait que beaucoup d’éleveurs se tournent vers des races plus aisées à conduire.


Allons donc à la découverte de certaines de ces races en décrivant les types d’acrobaties :

Les culbutants


S’il existe de nombreuses races de culbutants, présentées en expositions, on trouve par contre guère de culbutants encore aptes à culbuter en vol, et pour cause , ils sont très souvent détenus en volière.


La particularité de ces pigeons culbutants ( Columba Gyratix ) est d’effectuer une ou rarement plusieurs culbutes en vol. il s’agit en fait d’un «  rouler  » arrière ou d’un saut périlleux arrière en lançant sa tête vers la queue durant le vol.


La durée de leurs prestations en vol varie entre un quart d’heure et une heure et demie. Elle est fonction de la souche et de l’entraînement des pigeons. Parmis les races les plus exposées chez nous citons : le Culbutant belge, le Culbutant anglais, le Culbutant de vienne, le Culbutant de konorn et le Culbutant portugais. Pour être complet, il existe au moins 70 races de culbutants originaires pour la plus part des pays de l’Est.

Les rouleurs


En ce qui concerne les rouleurs, ils effectuent plusieurs culbutes du même style que celle des culbutants.


Leurs culbutes comprennent des chutes allant de 10 à 60 m. Certains pigeons prennent même des risques en chutant pendant une centaines de mètres, se prennent à effectuer trop de culbutes et s’écrasent au sol. Tant pour les culbutants que pour les rouleurs , la sélection joue un très grand rôle sur les prestations en vol ; c’est ainsi que certains n’exécuterons qu’une seule culbute alors que d’autres accompliront une série de culbutes rapprochées sur une hauteur de 6 à 7 m.


Pour le dressage, il est important de commencer avec des jeunes. Certains réalisent leurs meilleurs performances dans de petites équipes de 10 à 15 pigeons .


Notons qu’en cours de vol, seuls 3 sujets sont rassemblés.


Parmis les races les plus exposées citons : le Rouleur Oriental , le Rouleur de Perse , le Rouleur de Birmingham et le Rouleur de Rakovnik.

Les hauts-volants


Comme leur nom l’indique, les pigeons haut-volants ont la particularité de voler à haute altitudes où ils peuvent parfois planer longuement.


Certains haut-volants montent tellement haut qu’ils en deviennent invisibles à l’œil . Dans ces races , seules comptent la hauteur du vol et sa durée . La hauteur de vol varie de 1000 à 1500 m et sa durée de 1 à 20 heures pur certains.


Parmis les races les plus rencontrées citons : le Haut-Volant belge , le Haut-Volant de Budapest , le Haut-Volant de Serbie , le Haut-Volant iranien et le Haut-Volant de Nikigeon , originaire d’Ukraine qui possède son style de vol : celui-ci est arrêté , le pigeon bat des ailes sur place , comme le fait un faucon Crécerelle.


Le marathonien du vol est sans conteste le Tippler , créé par les anglais , et qui vole de l’aube au jusqu’à la nuit.


Les records sont près de 20 heurs de vol.

Les plongeurs


Si les culbutants et les rouleurs sont faciles à élever, ils exigent comme les haut-volant pas mal de temps pour ce qui est du vol.


Aussi, pour les amateurs qui ont peu de temps, a-t-on développé les pigeons plongeurs. Ces pigeons ont le grand avantage de pourvoir être rappelés rapidement par leurs maîtres : après avoir pris leur «  quartiers  » assez haut , au signal donné , ils plongent très rapidement , agrémentant leurs piqués de figures très spectaculaires telles que tourner sur eux-mêmes , ailes ouvertes à la façon d’une hélice , et  changent même de sens en cours de descente.


On peut faire voler les plongeurs plusieurs fois de suite dans une journée en limitant la durée de chaque vol à 5 ou 10 minutes. L’essentiel est de bien doser l’alimentation de ces pigeons en les laissant sur leur faim.


Deux races sont connues des exposants. Il s’agit du Messager de Bassorah et du Beyrouth. Ils ne donnent pas, à première vue, l’impression d’être des pigeons de vol. pourtant après s’être élevés très rapidement dans les airs, ils plongent à toute allure.


Le Beyrouth est le pigeon le plus rapide en piqué.

Le pigeonnier transportable


Parmi toute les races citées , certaines sont capables de voler à partir d’un pigeonnier transportable . Il s’agit d’une caisse de couleur voyante à partir de laquelle les pigeons sont lâchés et dans laquelle ils rentrent après le vol.


Évidemment , les haut-volants ne peuvent pas voler à partir d’un tel pigeonnier qui convient par contre  très bien aux culbutants , rouleurs et d’autres plongeurs.


Les prestations en pigeonnier transportable sont cependant moins performantes si ce n’est pour les plongeurs qui ont un vol de courte durée.


L’intérêt d’un  tel pigeonnier est qu’il permet les rassemblement d’éleveurs.


Il est évident qu’il faut au préalable habituer les pigeons  à leur «  caisse  ».

L’entraînement


Si la technique d’apprentissage peut différer selon les éleveurs , les principes sont toujours les mêmes et les lachers ne doivent se faire que par beau temps.

L’alimentation


Si l’entraînement est important, l’alimentation est , elle, tout un art.


Il faut à tout prix éviter d’engraisser les sujets destinés au vol.


Pour ramener les pigeons au pigeonnier, il faut les laisser un peu sur leur faim. Par contre, si l’alimentation est insuffisante, les pigeons n’auront pas assez de résistance.


Le dosage de l’alimentation varie donc en fonction des prévisions de vol et des performances souhaitées.