Club Des Éleveurs De Races Belges Ronquières

Copyright © Christian Delsanne pour CERB Club Des Éleveurs de Races Belges Ronquières Belgique

Nanisme et tailles des naines

Le site du CERB a été créé en 1996.

Mises à jour en 2000, 2004, 2006, 2008 , 2010 et 2016



Souper annuel

4 Mars  2017

Le souper annuel

Expo 2017

30 septembre et 1er octobre  2017

Le plan incliné

Bienvenue sur le site du CERB consacré exclusivement au petit élevage d'animaux de basse cour de races Belges

Informer | Inspirer

En aviculture, le nanisme peut être considéré sous deux formes différentes;   la première se rapportant aux races naines spécifiques, formées de toutes pièces qui n'ont pas leur pareilles en grande taille  la seconde, aux races naines qui sont le diminutif des races de taille normale, dont elles doivent conserver tous les caractères raciques, ou tout au moins les principaux.


Alors que chez le genre humain, le nanisme se produit en général brusquement, comme une chose accidentelle, sans transition, chez les animaux ce cas ne se rencontre que fort rarement. On a pourtant pu constater, il y a des années dans l'élevage de G. Mignon à Grimbergen la présence d'une poulette "Sussex naine" issue spontanément de grandes Sussex.


Par contre, chez la poule on trouve parfois dans une couvée de volailles de taille normale, un sujet bien plus petit que les autres. En procédant alors par sélections progressives et par adaptation, on arrive avec de tels sujets, à diminuer encore la taille à chaque génération.


Dans un grand nombre de cas, c'est cependant par croisements que des races naines ont été obtenues.


Il est, par ailleurs, peu probable que le climat contribue au rapetissement des races. Par contre, des facteurs tels que l'alimentation, la nature du sol, la façon de traiter les animaux, ainsi que l'époque de leur naissance, ont une réelle influence.


Cependant, on ne peut s'attendre à ce que les sujets nains, obtenus progressivement hors d'une race normale, transmettent invariablement leur petite taille à tous leurs descendants, ni que ceux-ci conserveront tous les caractères, en réduction, de la grande race, sans en subir le moindre changement.


C'est surtout dans les races naines de création récente qu'il se produit des écarts de taille assez grands pour un certain nombre de sujets. A la longue, par une sélection sévère et des conditions de vie appropriées, le type nain se fixe et se transmet régulièrement. Il arrive alors, comme pour les races naines très anciennes, dans lesquelles le nanisme a été poussé très loin, au phénomène d'un développement presque anormal de certains organes et membres par rapport à la grandeur des autres organes. C'est ainsi que l'on peut constater l'agrandissement des orbites d'où des yeux plus grands, un développement anormal de la tête et des ailes, l'épaississement des pattes, proportionnellement plus grosses que celles d'autres naines etc.


La taille des poules naines est désirée aussi réduite que possible, encore faut il qu'elle ne le soit à l'excès, sous peine de bien des déboires dans l'élevage. Il ne faut absolument pas être partisan de la formule " toujours de plus en plus petit" mais garder en mémoire la vue de ces extra petites poules qui ne parvenaient pas à évacuer leurs œufs ou qui dont jamais pondu et ont succombé prématurément.


Nombre d'éleveurs pratiquent l'élevage tardif, c’est à dire d'arrière saison, parce que l'on obtient ainsi des sujets qui restent plus petits que ceux nés au printemps. Si ce procédé offre un intérêt certain pour les sujets destinés aux expositions, on ne peut pas conseiller de le mettre en pratique pour la production de sujets destinés à la reproduction. Ces jeunes d'arrière saison sont de médiocres reproducteurs au point de vue de la "vigueur" qu'ils transmettent à leur descendance.


D'autres ont recours au confinement avec portion congrue et privation d'exercices et de soleil. Cette méthode mérite, comme la précédente, à être déconseillée fortement car prolongée elle conduit à la dégénérescence complète. Ces deux procédés pourraient, à la limite et ce serait peu raisonnable, être mis en pratique pendant un an ou deux dans le cas de nanisme partiel constaté chez un sujet provenant d'une race de taille normale.


Le meilleur moyen d'obtenir et de maintenir la petitesse de la taille consiste en la recherche de sujets transmettant fidèlement ce caractère à leur descendance, sans devoir être soumis à des traitements contre nature. Cette qualité se trouve aussi bien chez des sujets mâles que chez des sujets femelles sans qu'ils soient eux-mêmes de taille très réduite. Le contraire se rencontre également, un sujet très petit ne donne pas immanquablement des rejetons de très petite taille. Les accouplements jouent un très grand rôle dans l'aventure de la reproduction.


Il faut, en plus bien entendu, aussi tenir compte que élever très tôt dans la saison expose l'éleveur à obtenir, en majorité, des sujets de taille plus grande que les parents.


Pour garder des sujets à la bonne taille et en pleine forme, il faut donc choisir une période de reproduction intermédiaire entre le tôt et le tard, c'est à dire programmer les éclosions entre le 15 avril et fin mai. il est encore un facteur à ne pas perdre de vue ; c'est principalement la poule qui influe sur la transmission du caractère "nain". La taille des poules a donc toute son importance.