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Taux d'humidité et incubation

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D'une manière générale, les problèmes de déshydratation affectent tous les êtres vivants. Cette perte d’eau a des causes diverses, la principale étant l’excrétion, car une grande quantité d'eau est nécessaire pour dissoudre et diluer les matières qui doivent être évacuées par l’urine. La perte d’eau est également due à la respiration, car les membranes qui laissent passer l'oxygène et le gaz carbonique laissent aussi échapper de l'eau.


PERTE D'HUMIDITE DES OEUFS EN INCUBATION


Pour les œufs en incubation, ce problème  de déshydratation se pose aussi. aggravé par le fait que dans des conditions normales, ils ne peuvent absorber de l'humidité. Chez l'embryon, l'urine évacuée par ses reins est conduite jusqu’aux membranes allantoïdiennes qui la filtrent en éliminant l’acide urique et en récupérant l’eau. Au dernière stade de l’incubation. on peut voir l'acide urique cristallisé dans le sac allantoidien, sous la forme d'une substance visqueuse et blanchâtre. La perte d'humidité à travers la coquille est due, mise à part la porosité de cette dernière, aux circonstances extérieures, telles que l'humidité relative de l'air ambiant et la température. Une diminution de l’humidité de l'air, et une augmentation de la température, accélèrent la perle d’humidité de l’œuf. Inversement, on peut réduire cette perte en augmentant l'humidité, et en réduisant la température.


On connaît la température optima pour l’incubation, mais on est beaucoup moins précis lorsqu'il s'agit de déterminer le pourcentage d'humidité relative qui varie entre 40 et 70%.Avec des pourcentages Inférieurs et .Supérieurs, les résultats de l'incubation se trouvent sensiblement réduits. Théoriquement, la perte quotidienne d’humidité des œufs en Incubation double lorsque le degré hygrométrique passe de 70% à 40%.


Si la perte d'humidité était exprimée en pourcentage par rapport au poids Initial de l’œuf, la taille de ce dernier aurait une influence certaine. A cause d'un rapport superficie contenu qui n'est pas constant, la perte d’humidité dans un même temps et dans les mêmes conditions, serait plus élevée avec de petits œufs qu'avec de gros œufs, pour une porosité Identique de la coquille.


On admet généralement que 1a perte de poids pendant l’Incubation, jusqu’au moment où le poussin brise la coquille, doit être de 12 %. Pour les œufs de poules, cela représente une perte quotidienne de 0,6% qui peut  facilement être obtenue en maintenant l’humidité ambiante à 55%, jusqu’au bêchage.


 LA RUPTURE DE LA COQUILLE .


A partir du moment où le poussin perce la coquille jusqu’à l'éclosion finale, il se passe environ 14 heures. Après le premier bêchage, la circulation allantoidienne diminue progressivement, jusqu’au moment où le poussin ne se sert plus que de la respiration pulmonaire.


Dès cet instant, le vitellus finit d’être absorbé par la cavité abdominale qui se referme. La sortie de la coquille se limite en général aux 45 dernières minutes.


Dès que le poussin a ouvert une brèche dans la coquille, la perle d’humidité de l’œuf augmente considérablement. et de ce fait, le poussin risque de rester collé à la coquille et de ne pas éclore normalement. Pour éviter cet, inconvénient, l'humidité relative à 1'intérieur de l’éclosion, doit être portée à  70 / 80%.


Cependant, tous les poussins ne commencent pas à piquer la coquille ni à naître en même temps, et on peut se demander si l'élévation du pourcentage d’humidité dans l'éclosoir doit se faire dès que les premiers œufs sont bêchés, ou s'il faut attendre que la majorité d’entre eux le soient.


D’après les recherches effectuées par Romijn, la perméabilité de la coquille vis a vis des gaz, dépend du degré d'humidité .Plus le pourcentage d’humidité est élevé, plus les échanges gazeux se font difficilement , ceci étant également valable pour l’air que le poussin commence à respirer: l'oxygène dont le poussin a besoin à cette phase du début de la respiration pulmonaire, et l'Indispensable évacuation du gaz carbonique.


En fait, Il est possible d’augmenter le degré d’humidité avant le bêchage , les poussins pouvant compenser un manque éventuel d'oxygène en accélérant la rupture de la coquille. Une série d’essais menés  en hollande, n'ont pu démontrer un éventuel effet nocif de l'augmentation précoce du pourcentage d’humidité . Ceci semble confirmer les conclusions auxquelles a abouti le Dr. Wisschendijk, selon lesquelles le moment du bêchage de la coquille serait déterminé par le contenu de l’œuf en gaz carbonique et en oxygène.


Un excès de gaz carbonique, et à un degré moindre, un manque d’oxygène, ont une action stimulante sur la rupture de la coquille. L'effet négatif attendu au cours de certains , essais, fut probablement neutralisé par le fait que les œufs étalent bêchés plus tôt. On peut se rendre compte des circonstances dans lesquelles se trouve le poussin au cours de cette ultime phase de l’Incubation, si on analyse le contenu de la chambre à air A ca moment là; la teneur en gaz carbonique peut atteindre 6% pour un taux d’oxygène réduit à 14%. Rappelons à titre indicatif, que l'air frais contient 0,33% de gaz carbonique et environ 21 % d’oxygène.

LA RESPIRATION DE L’EMBRYON


Les travaux du Professeur Romijn, concernant les échanges gazeux de l’œuf embryonné ont permis de savoir qu'à partir du 15ème  jour déjà. la perméabilité relativement réduite de la coquille, Intervient comme facteur limitant de l’accélération de la respiration de l'embryon. A partir du moment où la coquille est piquée , la consommation d'oxygène et le rejet de gaz carbonique arrivent à doubler.


La respiration pulmonaire du poussin commence à s’établir 23 ou 24 heures avant l’éclosion. Jusqu'à ce moment, le poussin n'a pas ressenti la nécessité de faire l’effort nécessaire à ouvrir une brèche dans la coquille, bien que ses possibilités respiratoires soient déjà déterminées. La question s'est donc posée de savoir si on pouvait diminuer ces possibilités en réduisant l’humidité relative, ceci en vue d’améliorer le pourcentage d’éclosions. Des essais ont été faits en Hollande à ce sujet, au cours desquels on a réduit l'humidité à 45% à partir du 17eme jour, jusqu’au moment du bêchage. Le pourcentage d'éclosions et la qualité des poussins n'ont en rien été améliorés. On a cependant enregistré un retard dans le bêchage, ce qui confirme la théorie déjà exposée. Par contre, lorsque l’humidité relative fut augmentée à 75% à partir du 17ème jour, le pourcentage d’éclosions fut inférieur de 3%.

EN CONCLUSION


Les essais décrits plus, haut, n’incitent nullement à modifier les données auxquelles on a recours généralement, et qui situent l’humidité relative à 55% du premier jour d'incubation jusqu’au bêchage, et à 75% au cours de l’éclosion. Il  convient d'ajouter qu'il faut éviter une augmentation' du degré d’humidité pendant les quelques fours qui précèdent le bêchage, sous peine d’obtenir de moins bonnes éclosions. Dans la pratique, nombreuses sont les erreurs commises par suite de l’emploi d'hygromètres inadaptés qui sont la Source d'erreurs, et à ce sujet, Il faut absolument éviter les hygromètres à cheveux. Lorsqu'il est bien utilisé, le système le plus sur est le thermomètre humide. Il  faut cependant que la mèche soit toujours humidifiée, et que l'appareil soit placé dans un endroit où la vitesse de l'air soit de 2 à 3 mètres secondes. Les mèches sèches et un mouvement d’air insuffisant, sont à l’origine de données inexactes.


Il faut enfin se souvenir que pour obtenir des poussins bien secs, il st recommandé deux heures environ avant de les sortir de l’éclosoir, de ramener l’humidité relative à 55%. .