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Système zoologique

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Notre connaissance du monde animal croissant, les observations accumulées pendant des générations sont peu à peu devenues trop confuses pour être utilisables. Il fallait les ordonner de manière à ce que les naturalistes puissent s'y reconnaître et les utiliser pour leurs nouvelles recherches comme pour leurs besoins pratiques. Dès l'Antiquité,  les sages ont cherché à classifier nos connaissances de manière logique en se fondant sur de nombreux critères. A la longue, la mise en place d'un système dit naturel s'avéra d'un intérêt primordial. Ce système devait refléter le plus fidèlement possible les rapports naturels des êtres vivants et dépassait par là la simple classification. Un tel système se propose donc de rendre compte de l'évolution phylogénique (historique) des êtres vivants depuis les formes les plus simples et les plus anciennes jusqu'aux formes les plus jeunes et les plus évoluées, tout en reproduisant leurs rapports de parenté. Cela est bien beau en théorie. En effet, pendant la longue évolution des espèces, des rapports fort complexes entre les organismes et le milieu sont apparus dans la nature et l'explication de ces relations ne se fait que très lentement et difficilement. On ne dispose que d'un nombre limité de documents qui nous permettent de reconstruire le passé de façon détaillée. Tous les systèmes élaborés jusqu'à nos jours reposent donc de toute évidence sur des informations incomplètes et ont le défaut de simplifier. Un système naturel reste pour le moment un idéal dont les classifications existantes se rapprochent plus ou moins.

 

Les systèmes zoologiques ne sont donc pas parfaits et finis, mais restent souples et constituent la somme des faits connus et établis, auxquels les savants ajoutent progressivement leurs nouvelles découvertes.

 

C'est un naturaliste suédois vivant au XVIII' siècle, Carl Linné, qui est universellement considéré comme le fondateur du système de classification scientifique naturelle. Ce génial savant a classé toutes les plantes et tous les animaux qu'il connaissait selon leurs ressemblances réciproques. Son système est expliqué dans un écrit, Systema naturae, publié pour la première fois en 1735. La 101 édition de Systema naturae représente une base qui fut complétée par les savants des générations suivantes et sur laquelle repose le système actuel.

 

La systématique moderne, la taxonomie, est la science de la classification des êtres vivants, de leur variabilité et de l'étude des unités systématiques. Pour qu'il soit possible de s'orienter dans la profusion des formes animales, la taxonomie prend pour point de départ un certain nombre de notions précisément délimitées, les catégories systématiques qui permettent de désigner un certain niveau dans l'ordre hiérarchique systématique : embranchement, classe, ordre, etc. Ces catégories permettent aux savants d'établir une classification des taxa ou groupes d'organismes concrets.

 

Le système repose sur la suite de plusieurs catégories systématiques fondamentales : règne, embranchement, classe, ordre, famille, genre et espèce. Le règne est la catégorie systématique la plus haute et se subdivise en embranchements, les embranchements en classes, etc. Cette trame de base est complétée par une série de catégories intermédiaires qui permettent d'affiner les relations évolutives entre les groupes. Voici par ordre décroissant la liste des catégories utilisées de nos jours : règne (regnum), sous-règne (subregnum), embranchement (phyllum), sous-embranchement (subphyllum),  superclasse (superclassis), classe (classis), sous-classe (subclassis), infraclasse (infraclassis), cohorte (cohors), superordre (superordo), ordre (ordo), sous-ordre (subordo), infra-ordre (infraordo), superfamille (superfamilia),  famille (familia), sous-famille (subfamifia),  tribu (tribus), sous-tribu (subtribus), genre (genus), sous-genre (subgenus), espèce (species), sous-espèce (subspecies).

 

Certaines de ces catégories sont immédiatement identifiables par le suffixe terminant le nom latin. Ainsi, on emploie couramment les suffixes suivants :

 

-idae pour indiquer la famille (Viverridae, Vespidae);

 

-inae pour la sous-famille (Antilocaprinae);

 

un peu moins souvent :

 

-oidea ou -acea pour la superfamille (Dasyuroidea,  Muricacea)

 

-ptera ou -formes pour l'ordre (Heteroptera, Pelecaniformes).

 

Les catégories supérieures, à commencer par le genre, sont des groupes abstraits permettant de mettre en lumière certaines affinités évolutives. Les espèces présentant un certain nombre de caractères communs : dentition analogue, structure du crâne, organes internes... sont groupées dans le même genre. Les genres sont à leur tour regroupés en familles sur la base de leurs caractères communs, puis les familles sont groupées en ordres, etc. La mise en place de ces catégories dépend cependant de l'importance relative que le savant accorde à tel ou tel caractère distinctif et de son choix de caractères décisifs. La seule unité concrète que l'on puisse réellement trouver dans la nature est l'espèce, composée de mâles, de femelles et éventuellement de leurs larves. De nombreux savants ont tenté de caractériser précisément l'espèce et on en connaît une multitude de définitions. Lorsqu'on se fonde sur les définitions actuellement reconnues, on peut dire que l'espèce est le groupe de populations dont les membres ont une origine génétique commune et occupent dans l'évolution une place particulière qui leur est propre. Ces populations se développent séparément mais sont capables de se croiser et de donner de nouveaux individus (soit réellement, soit potentiellement). Leur multiplication et leurs possibilités de croisement les séparent d'autres groupes qui constituent des espèces différentes.

 

Mais l'espèce elle-même est une unité variable qui continue d'évoluer sous l'effet de facteurs externes et internes. Chez certaines espèces, les différents individus sont peu distincts les uns des autres : l'espèce présente une faible variabilité. Les espèces peu variables sont généralement les espèces anciennes qui se développent dans un milieu lui-même relativement stable ou dans des sites où elles n'ont pas à faire face à la concurrence d'autres espèces. Leurs caractères se sont stabilisés au cours de la phylogénèse. Les espèces évolutivement plus récentes sont souvent beaucoup plus variables car elles sont encore à la recherche de la meilleure adaptation possible aux conditions du milieu vital.

 

Au sein d'une même espèce on rencontre souvent des populations qui se distinguent d'autres populations par certains menus détails, mais qui se croisent très facilement avec ces autres populations. On parle alors de sous-espèces. L'espèce qui se divise en plusieurs sous-espèces est dite polytypique, dans le cas contraire elle est monotypique.

 

Lorsqu'on décrit une nouvelle espèce, il faut nécessairement tenir compte de la variabilité. Toute espèce nouvellement décrite se caractérise en effet par un holotype (exemplaire unique) et un grand nombre de paratypes (groupe d'individus qui servent à l'auteur justement pour établir la variabilité de l'espèce). On peut faire appel à la statistique pour évaluer leurs caractères morphologiques.

 

Les catégories du système zoologique sont de plus en plus diversifiées à mesure que l'on descend dans la classification : le règne unique se subdivise en 27 embranchements, et le nombre de classes et d'ordres ne cesse d'augmenter.