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Il n'est pas rare que des éleveurs de pigeons débutants enregistrent des pertes sévères dues à leur méconnaissance des règles élémentaires de l’hygiène chez leurs protégés. . Pour qu'un pigeonnier soit prospère, il n'est pas besoin de bourrer les pigeons de médicaments, ce qui est souvent plus néfaste qu'utile. Quelques règles d'or s'imposent :

Un habitat rationnel


Avant de construire un pigeonnier, il faut consulter des ouvrages autorisés qui font connaître les conditions de vie les meilleures du pigeon. Le pigeonnier doit être exempt d'humidité (à l'abri des pluies qui fouettent), donc bien orienté. Le soleil est nécessaire. L'humidité favorise le parasitisme interne, le développement des moisissures. La litière sera toujours maintenue sèche ; on peut y ajouter du superphosphate de chaux qui freine la pullulation des germes nocifs. Le pigeonnier doit être bien aéré ;dans un pigeonnier bien aéré, les maladies respiratoires sont plus rares. Il doit être bien isolé ; le pigeon craint surtout les grandes chaleurs. Il ne faut pas non plus que les différences de température entre le jour et la nuit se fassent trop sentir.

Une alimentation équilibrée


Elle comprend des protéines fournies surtout par les légumineuses (pois, vesce, féveroles...), des hydrates de carbone fournis surtout par les céréales (maïs, blé, orge, dari...), des matières grasses (il y en a dans le maïs, les pigeons en font une plus grande consommation en hiver), des minéraux : minéraux de base (chlorure de sodium ou sel, calcium, phosphore, manganèse, magnésium). Attention, “ 5 g de sel tuent un pigeon ! ”, et oligo-éléments ; ce sont des minéraux qui agissent en toute petite quantité.


Ne pas oublier les vitamines ; elles sont indispensables surtout en période d'activité physiologique intense . élevage des jeunes, mue. Elles existent dans les graines mais il faut en donner un supplément surtout pendant ces périodes .


Les minéraux et les vitamines se donnent sous forme d'un composé minéral vitaminé (CMV). Il se présente souvent en poudre appétissante parce que légèrement salée ; on y ajoute du gravier fin (silex ou granit) qui broie les grains dans le gésier.


L’eau de boisson doit être potable (la même qualité que celles des humains). Les abreuvoirs seront à l'abri des souillures : on les surélève et l'on .vite de les placer dans les angles.


Les mangeoires doivent aussi être à l'abri des souillures : surélevées et couvertes. conçues avec un rebord qui empêche les pigeons de projeter les graines à l’extérieur.

Juguler le parasitisme


a) parasitisme externe : poux divers du plumage, poux qui se cachent dans les fentes du bois (dermanysses), sortent la nuit et torturent les femelles qui couvent et les jeunes jusqu'à la mort : les puces aussi ; elles vivent dans la litière et sévissent dans les nids. On peut utiliser en pulvérisation : stomoxine animal (pour le plumage) et stomoxine mural (pour le bâtiment).


Une autre forme de parasitisme : les souris qui gênent les couveuses, font casser les œufs, se nourrissent dans les mangeoires et véhiculent les maladies. En cas de besoin, un bon chien ratier ou un chat habitué à ne pas toucher aux pigeons


b) parasitisme interne


Je me souviens d’une conférence au cours de laquelle Pierre Corcelle (auteur du livre “ Le pigeon de rapport ”) disait à peu près ceci : “ Je ne suis pas loin de considérer que les vers capillaires sont le pire dees dangers, à la source de beaucoup d'autre maux ”. Je partage cet avis. Dans un pigeonnier atteint de capillariose, plus rien ne va : œufs clairs, jeunes abandonnés jabot vide, adultes cachexiques qui finissent par mourir, explosion d'une maladie microbienne sur ce terrain miné. Alors des mesures s'imposent : vermifuge administré régulièrement. J'utilise le nubendazole en pralinage des grains pendant 8 jours, puis désinfection à la flamme si l'infestation a été massive.


En ce qui concerne la coccidiose et la trichomonose on fera, un traitement pendant la première couvée de l'année puis un rappel si la nécessité se fait sentir, pendant les premières chaleurs par exemple.

Eviter le surpeuplement


“ 2 à 5 pigeons au mètre cube ”. Plus on augmente la concentration plus les risques de maladie sont grands .


Ne pas mélanger des jeunes et des adultes .


Les jeunes sont fragiles, les adultes peuvent être porteurs de parasites et de microbes sans paraître en être affectés.


Ne pas changer les pigeons de pigeonnier sans raison valable. Si l'on dispose de plusieurs pigeonniers, il se peut que l'un d'eux soit infesté de vers ou de microbes sans qu'on s'en soit encore aperçu. Un pigeon passant de ce pigeonnier à un autre apporte avec lui ces germes dangereux.

Mettre en quarantaine les sujets qui reviennent d'une exposition.


Si l'on dispose de grandes cages grillagées, ils pourront y faire une couvée en attendant d'être réintégrés. Plusieurs traitements s'imposent pendant ce temps :vermifuge, anti-coccidien et anti-trichomonas au moins.-

Mettre les sujets achetés en quarantaine


également avec les mêmes traitements que ci-dessus. Acheter le moins possible de sujets pour deux raisons : l'une d'ordre sanitaire. l'autre pour éviter d'introduire des défauts cachés.


On ne prend jamais trop de précautions, le vieil adage “ mieux vaut prévenir que guérir ” se confirme toujours.