Club Des Éleveurs De Races Belges Ronquières

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Souches du voyageur belge

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Souper annuel

4 Mars  2017

Expo 2017

30 septembre et 1er octobre  2017

Le plan incliné

Bienvenue sur le site du CERB consacré exclusivement au petit élevage d'animaux de basse cour de races Belges

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Les bisets


 Il y a plusieurs variétés parmi les bisets ; nous citerons entre autres :


1. Le ramier (Columba palambus), qui vit a l’état sauvage et niche sur les arbres.


2. Le biset (Columba livia), qui niche dans les vieilles masures et les rochers


3. Le biset fuyard (Columba livia fugiens) est le pigeon qui, d'après plusieurs auteurs, peuplait les anciens colombiers seigneuriaux . c'est lui qui a subi l'influence des soins de l'homme. On admet généralement que c'est de cette source féconde, que sont issues toutes les autres races colombines. Le biset fuyard est plus grand que le biset primitif . il a la tète allongée et comprimée latéralement ; le bec effile et presque sans morilles ; les yeux â iris sombre, dépourvus de membrane dure, sont petits et non saillants ; les pattes courtes et d'un rouge terne ; les ailes repliées sont longues et ornées d'une double raie transversale noire , le croupion est blanc. On trouve également sur la queue, vers l'extrémité, une bande noire et les pennes extérieures, de chaque coté, ont les barbes extérieures blanches. Voilà les signes les plus caractéristiques de cet oiseau. Il est rare de trouver encore le biset en Belgique ; on ne le vit guère plus que dans quelques fermes et vieux châteaux, où il vit en demi-domesticité. Les pigeons voyageurs de nos jours présentent une certaine analogie avec les bisets en ce qui concerne la double raie transversale à couleur foncée qu'on trouve sur les ailes, la bande foncée vers le bout de la queue, ainsi que les barbes blanches, qui en garnissent, de chaque coté, la penne extérieure. , A peu d'exceptions près, tous les pigeons voyageurs 6ossèdent encore les signes originaires des bisets.

Pigeons culbutants


Le culbutant (Columba gyratrix) de race pure, est devenu excessivement rare et n'existe peut-être plus. D'après les renseignements obtenus de M. Posenaer d'Anvers, cet oiseau, dont on s'est servi primitivement, â l’état pur, pour les concours et les croisements, avait les yeux a iris blanc, légèrement sablé de rouge. Son plumage était bleu uni, a vanneaux blancs et barbe blanche sous le bec. Il y en avait aussi de pâles, de noirs, de roux. Le nom culbutant indique un trait particulier â cette race. En effet, ce pigeon qui a l'habitude de s'élever très haut, a le vol très puissant, et se caractérise par une bizarrerie dans celui-ci ;il s’élève jusqu'aux nues, puis, il se laisse choir de quelques mètres en faisant quatre â cinq culbutes successives. Le culbutant semble se livrer â cet exercice par fantaisie et avec la plus grande facilité.


Ce qui prouve que les pigeons voyageurs proviennent de cette race, c'est que maintenant encore, nous voyons souvent les jeunes pigeons, qui s’élancent dans l'air, faire de petites culbutes incomplètes et rapides, mais beaucoup moins développées que celles du vrai culbutant

Les cravatés


Le cravaté français (Columba turbita), comme nous l'avons vu, a le plumage blanc et les ailes noires ou chamois . Ce qui distingue cet oiseau, ce sont les plumes de la gorge retroussées et frisées en jabot, qui ornent sa large poitrine. Il est le coquet porteur de jabot, qui a servi a la formation du pigeon voyageur liégeois. Cette race est petite, mais charmante et séduisante. La tête est convexe ; le cou élégamment porté . le bec court et très petit . les yeux sont vifs et saillants ;toutes les formes de cet oiseau sont mignonnes et gracieuses. .Il a le vol rapide et soutenu, il est bon et fidèle voyageur. Outre le cravaté français il y a encore . le cravaté anglais bleu et le cravaté huppé.


Dans notre élevage actuel, nous obtenons souvent des sujets jabotés  -

Le Camus


Le camus est un pigeon qui n'a jamais été connu, sous ce nom, par les amateurs du pays flamand M. Chapuis, né a Verviers le 22 avril 1822, déclare lui-même ''avoir jamais vu cet oiseau. Nous extrayons de son ouvrage ce qui suit " Au dire des anciens amateurs cette race, au vol rapide, à formes allongées, avait une petite tête arrondie, le bec large, la base surmontée de morilles assez développées et déprimées, disposition qui leur avait fait donner le nom sous lequel ils étaient connus dans leur pays ; leurs yeux étaient entourés d'une large membrane circulaire ;leur iris très vif et d'un jaune rougeâtre. Les anciens seuls ont un souvenir précis de ce type spécial de pigeon voyageur, si bien constitué pour le vol et si remarquable par son intelligence ".

Pigeon Liégeois


Le pigeon liégeois, qu'on appelle dans le pays flamand court-bec et smerle, provient, d’après M- Chapuis, d'un croisement du cravaté français avec le camus. D’où provient le nom étrange de smerle, qui n'est ni français, ni flamand, et qui n'appartient probablement à aucune langue ? M. Chapuis ne cite nulle part ce nom dans son ouvrage ; cette circonstance nous porte a croire que ce sont probablement les amateurs des contrées flamandes qui, autrefois, ont donné le nom générique de smerle a tout pigeon ayant le bec court. Les grands smerles ou court-becs liégeois, sont appelés en flamand . " Snollen " et " Luiksche Snollen ".


Nous répétons ici que le bec anglais ou carrier persan n'a pas concouru à la création du pigeon liégeois primitif, attendu que ce dernier pigeon existait dans le pays de Liège, longtemps avant que les anversois eussent opéré des croisements avec le bec anglais, le culbutant et le smerle. Le cravaté français a été croisé avec le camus. Ce dernier pigeon, comme on l'a vu par la description, qui en a été faite par M. Chapuis, était un type spécial bien constitué pour le vol et remarquable par son intelligence. En conséquence; nous admettons que le pigeon liégeois doit être une descendance du camus.


Le pigeon liégeois avait du reste, quant au bec, beaucoup de ressemblance avec le camus, et possédait, Comme ce dernier, une grande intelligence et toutes les qualités physiques d'un bon voyageur ailé. . Les produits du bec anglais ou carrier persan obtenus à Anvers, par le croisement du smerle et du culbutant, n'avaient pas les signes caractéristiques du camus (tête arrondie, bec court et large) ; ils se distinguaient, au contraire par un bec fort et long, a caroncules nasales très développées.