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On lit souvent que l'origine de nos Poules domestiques est très nébuleuse. Rien n'est moins vrai, mais des chercheurs comme DARWIN et d'autres sont, malgré tout, parvenus à trouver certains repaires, nous permettant de nous faire une idée de son évolution à travers le temps. Nous nous plaisons de mentionner les faits les plus saillants de cette évolution.

Tous les savants, naturalistes et ornithologues attribuent la domestication de l'oiseau du genre “ Gallus ” aux Asiatiques. Cette thèse  , ils  se basent sur le fait que parmi les innombrables fouilles entreprises en Europe, aucun indice n'a jamais été relevé, permettant de prouver le contraire.

Il est en effet certain, qu'aucune trace du genre “ gallus ” n'a jamais été relevée dans les terrains de l'époque tertiaire. Même dans les terrains quaternaires, on ne trouve pas de trace de l’existence de la poule.

Quoi que l'on n'en possède pas la moindre certitude, on suppose que ce sont les vieilles peuplades de l'Inde qui entreprirent les premiers la domestication de l'espèce sauvage.

A quelle époque, la poule est-t-elle  devenue la cohabitante de l'homme ?

Personne n'a jamais pu le dire avec exactitude, mais selon de vieux manuscrits indiens, il serait prouvé que la Poule existait déjà à l'état domestiqué 3000 ans avant notre ère. Le vieux code du  « Manu ” (1200 ans av. JC.) stipule déjà qu'il était interdit de consommer la chair de la poule domestiquée, mais autorisait au contraire la consommation de chair de l'espèce sauvage.

Au départ de son territoire d'origine, la Poule s'est vraisemblablement implantée à l'Est et au nord-est, c'est à dire en Chine et au Japon. Il est absolument indubitable qu'en Chine, elle existe depuis très longtemps et probablement de 1000 à 1500 ans avant notre ère. Il serait déjà question de l'élevage de la Poule dans les annales du “ Fo-Hi ”. On sait aussi que BIRCH communiqua à DARWIN qu'une encyclopédie chinoise, conservée dans un musée de Londres, donne  le  renseignement que les Poules étaient des “ créatures de l'Ouest (Inde),introduits en Chine vers 1400 av. JC.

De précieux renseignements ont également été extraits de vieux cartulaires chinois. Ils établissent les mœurs et propriétés de la poule domestiquée de l'époque, ainsi que son utilisation comme oiseau d'offrande.

Il ne fait aucun doute que les Chinois comprirent très tôt le profit que l'on pouvait tirer de la Poule domestiquée en tant que productrice d’œufs et de chair. L'incubation artificielle s'y pratiquait déjà dans des temps très reculés et la création des races lourdes asiatiques apporte une preuve irréfutable à cette thèse.

Après s'être répandu à l'Est, ce gallinacé élargit également son aire de dispersion vers l'Occident, c'est à dire vers les contrées de la Médie, Perse, Babylone, Assyrie,  Phénicie et Palestine. De là, la route vers l’Egypte et vers les pays du bassin méditerranéen Grèce et Rome lui est ouverte. On pense néanmoins qu'il emprunta également une autre voie à travers la Russie du Sud, la Pologne, la Hongrie, pour atteindre les peuplades Celtes, Gauloises et Germaniques.

Encore une fois on ne peut pas définir exactement l'époque de cette implantation, mais certaines preuves irréfutables permettent de penser qu'elle peut avoir eu lieu de 6 à 7 siècles avant notre ère.

On sait que les Babyloniens vénéraient le coq comme un dieu. Il serait gravé sur d'anciens cylindres babyloniens datant de sept siècles av. JC. Malgré que son introduction en Grèce et en Egypte est nébuleuse, on trouve comme par hasard un point de repaire donné par l'historien grec Hérodote qui visita l'Égypte vers 450 av. JC. et qui relate qu'il y rencontra des couvoirs artificiels, ce qui nous incite à penser que la Poule était déjà bonne pondeuse.

A Rome, l'espèce galline fut certainement introduite vers la même époque.Des vases antiques découverts dans le Sud de l'Italie et des monnaies siciliennes en provenance d'Himère, portent des gravures montrant des coqs et des poules. Les uns et les autres datent d'environ 600 ans avant notre ère.

Les Romains ne les élevaient pas seulement à des fins alimentaires, mais aussi en tant que coqs de combat, oiseaux d'offrande et même en tant qu'oiseaux sacrés prédisant l'avenir bon ou mauvais.

A partir du deuxième siècle av. JC., on trouve assez régulièrement des renseignements sur la Poule domestiquée et d'abord dans les écrits laissés par CATO (234-149). F. BARRO  dans son “  De re rustica ” connaît trois sortes de poules : la poule attachée à la maison, celle des champs, ainsi que la poule africaine (villaticae, rusticae et africanae). On pense généralement que cette poule africaine désigne déjà la pintade, de même que celle des champs pourrait très bien être la caille. Dans “ The re rustica 111,9 ”, il nomme les races tanagréenne, mèdes et chaldéenne, en soulignant que leur élevage est moins recommandable que celui des poules du pays. La description qu'il fait ensuite de cette dernière ressemble très singulièrement à une “ GAULOISE DOREE ”.

COLUMELLE (60 ans après JC.) dans son “ De re rustica ” connaît également les trois espèces déjà citées par BARRO, mais il dénomme le premier groupe (villaticae) “ Gallus cohortales ”. Il connaît déjà huit races différentes, à savoir : la poule commune italienne, la poule à cinq doigts, les volailles naines, la tanagréenne, la rhodienne, la chaldéenne, la mèdes et enfin les hybrides de coqs grecs avec poules italiennes.

PLINE L'ANCIEN (79 ans après JC.) dans son “ Historia naturalis ” reprend généralement les renseignements déjà communiqués par COLUMELLE, mais il donne en plus des indications sur les combats de coqs publics, sur la façon de couver artificiellement les œufs, de même que sur l'espèce réservée au culte. A propos de cette dernière, il dit que pour pouvoir servir d'offrande, elle doit être noire et elle ne peut posséder ni bec, ni tarses jaunes.

Les Romains transplantèrent les poules domestiques vers la Gaulle, l'Espagne, les Iles Britanniques, de même que sur le Rhin. On sait que les généraux romains se faisaient accompagner dans leurs campagnes de Poules sacrées qui servaient à prédire la chance ou le malheur, mais ils emportaient également avec eux des coqs de combat.

Il est pourtant fort probable que la Gaulle possédait déjà l'espèce galline  au moment de sa conquête par les Romains. Jules CESAR dit en effet dans ses commentaires au sujet de cette dernière, qu'à son arrivée sur ces territoires, on y élevait déjà la Poule domestiquée. Il dit encore qu'elle y était considérée comme un oiseau sacré et qu'il était défendu de la consommer. Il dit aussi que les Belges organisaient déjà des combats de coqs.

Pendant l'ère chrétienne, nous voyons la poule gagner du terrain de siècle en siècle.

C'est pendant le règne de CHARLEMAGNE (768-814) qu'elle prend une extension très accentuée. Par une ordonnance, il oblige les grandes fermes et domaines à posséder au moins 100 poules et 30 oies, les mansions (ad mansiliones) 50 poules et 12 oies et les moulins un nombre équivalent à leur importance.

Pendant tout le Moyen Age et même jusqu'à l'entrée du 19eme siècle, la poule reste pour ainsi dire attachée à la ferme.

Il faut presque attendre la deuxième moitié du 19eme siècle pour que son élevage s'oriente réellement vers des méthodes rationnelles, ayant pour objet les facteurs ponte et chair.