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Les lagomorphes

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Les lagomorphes sont de  petits mammifères à fourrure, aux longues oreilles et à la queue courte, dont font partie les lapins et les lièvres. L’ordre des lagomorphes, autrefois confondu avec celui des rongeurs, en est aujourd’hui distinct, sur la base d’un certain nombre de différences physiologiques et morphologiques. Les lagomorphes sont caractérisés par la présence de deux paires d’incisives à la mâchoire supérieure, et d’une paire à la mâchoire inférieure. Ces dents ont la particularité de pousser de façon permanente, leur taille étant limitée par l’usure due au frottement mutuel des incisives inférieures et supérieures. Les lagomorphes sont des animaux coureurs : leurs pattes arrière sont longues et musclées. Leur régime est herbivore, et leur tube digestif abrite des bactéries qui leur permettent de digérer la cellulose. Les lagomorphes comprennent les lièvres, les lapins et les pikas, ou lièvres siffleurs. Les lapins et les pikas ont un mode de vie grégaire et s’installent dans des terriers, tandis que les lièvres vivent plutôt seuls, dans des nids. Les lapereaux naissent nus et les yeux fermés, tandis que les jeunes lièvres naissent couverts de fourrure et les yeux ouverts. Les pikas n’ont pas de queue et sont en général plus petits que les deux autres groupes. Les lapins et les lièvres sont répartis dans le monde entier, tandis qu’on ne trouve les pikas qu’en haute montagne, en Asie centrale ou en Amérique du Nord.

Le sous-ordre des lagomorphes est divisé en deux familles :

1. Les léporidés qui comprennent 9 genres et 49 espèces:

a) Nesolagus

b) Brachylagus ou Poelagus

c) Oryctolagus.

d) Sylvilagus

e) Lepus

f) Caprolagus

g) Romerolagus

h) Pronolagus

i) Pentalagus

2. Les ochotinidés -. un seul genre et 14 espèces :

Les lapins de forêts

Le genre Nesolagus n'est représenté que par une espèce, N.netscheri , rare, habite uniquement dans les forêts de Sumatra. Ses oreilles sont très courtes et à présente une fourrure à dessin bien net composé de taches et de larges bandes noires longitudinales.

Le genre Sylvilagus compte, lui, 13 espèces toutes d'Amérique du Nord et du Sud. Il ne creuse pas de terrier. Le lapin à queue de coton  (S.floridanus), à cause de sa grande prolificité, constitue un fléau pour les cultures aux Etats-Unis. Le lapin des marais brésiliens (S.brasilensis) est typique du genre: oreilles moins longues que notre garenne, plus petit et léger, mais d'un type sensiblement semblable.

Caprolagus hispidus', le lapin d'Assan ou lapin de I' Himalaya vit en couple dans les forêts de bambous. Ses oreilles sont courtes et larges et ses yeux sont petits. Il est doté de fortes griffes et de grandes dents. Sa livrée est brune, foncée sur le dos, plus claire sur le ventre.

Les lapins des plaines

Oryctolapis cuniculus n'est autre que notre lapin de garenne. Le genre Poelagus comporte des lapins du continent africain. Le lapin sauvage d'Afrique (P majorita) est assez semblable à notre garenne. il fréquente les habitats découverts et les déserts, du Sud du Soudan au Nord du Congo et de l'Ouganda. Sa couleur est jaunâtre et il pèse environ 2.7Kg. E vit seul ou par couple et, en général, il ne naît qu'un seul petit par portée.

Le genre Pronolagus compte 4 espèces d'Afrique du Sud, notamment P.Crasicaudatus qui mesure jusqu'à 50 cm et vit dans les zones rocheuses à refuge commode. S'il est inquiété, il se livre à d'étonnantes manifestations vocales.

La sous-famille des leporinés ou les lièvres.

Outre notre lièvre commun, le genre Lepus compte 25 autres espèces. Les plus représentatives sont :

le lièvre ibérique (L.capensis) ou sarde largement répandu sur les contours de la Méditerranée, du Portugal à la Sardaigne, en Afrique du Nord et en Asie mineure. Il ne diffère du lièvre commun que par une taille plus petite .

le lièvre variable (L.timidus) représente une relique de la faune glaciaire d'Europe, car sa distribution est discontinue. Il présente la particularité de changer de couleur en fonction des saisons. En automne, sa fourrure blanchit progressivement. En hiver, il est complètement blanc, sauf la pointe des oreilles qui reste noire. Au printemps, les poils bruns repoussent et, lorsqu'en été la mue est complètement terminée, il ne se distingue du lièvre commun que par la queue blanche. C'est un animal nocturne et crépusculaire.

le lièvre arctique (L.arcticus) est la copie conforme américaine du lièvre variable. le lièvre à raquettes"' (L.americanus) ne diffère du précédent que par sa livrée hivernale plus grise. Il vit dans les immenses forêts canadiennes jusqu'au cercle polaire.

le lièvre de Californie (L.californicus) est caractérisé par ses énormes oreilles, presque disproportionnées. C'est le célèbre Jack Rabbit des américains. Outre leur fonction auditive, ces grandes oreilles permettent la thermorégulation de l'animal. Il vit dans les zones arides du Sud-Ouest des Etats-Unis et du Mexique. Il se nourrit de cactus et, comme beaucoup d'animaux des déserts, il est capable de vivre sans jamais boire.

le lièvre antilope  (L.alleni) est très proche du précédent.

Les lapins aberrants.

Le genre Romerolagus ne compte plus qu'une seule espèce vivante, le lapin des volcans" (R. diazi). Il est petit (30 cm), ses membres sont très courts, ses oreilles sont petites et arrondies et il ne possède qu'un embryon de queue. Sa fourrure va du brun grisâtre au noir. Sa répartition géographique est extrêmement limitée: il habite en altitude, uniquement sur les pentes des volcans Popocatepetl et Ixtacituatl et de quelques montagnes du sud de Mexico, entre 2.700 et 3.500 mètres. Vu sa rareté, l'exiguïté de son aire de répartition et l'absence de protection sérieuse et efficace, le lapin des volcans est appelé à disparaître.

Le dernier genre des léporidés est Pentalagus, représenté par une espèce unique : le lapin des Ryuku (p. furnesso). On n'a découvert son existence qu'en 1900, sur les îles Amami-Oshima et Tokuro-Shima, dans l'archipel des Ryuku, au Sud du Japon. Il ressemble fort au lapin des volcans. C'est un mammifère tellement rare (500 à 1.000 individus) qu'on ne sait pratiquement rien sur son mode de vie. Strictement nocturne, il ne quitte jamais son profond terrier pendant le jour, ce qui rend son observation aléatoire. Il se nourrit de jeunes pousses de bambou ou d'autres végétaux à son goût poussant dansles forêts très denses. Sa chair est succulente et, comme pour bien des animaux rares, les Asiatiques lui attribuent certaines vertus médicinales qui en font un des ancêtres de la “ petite pilule bleue ” ! Si bien qu'en 1921 il a failli disparaître complètement et que les autorités japonaises ont dû prendre des mesures de protection très sévères.

Le lièvre siffleur.

Le seul représentant des octonidés est le Dika, l'un des animaux vivant à la plus haute altitude. On le rencontre, dans l'Hymalaya, jusqu'à 5.000 mètres, ce qui représente l'altitude la plus élevée à laquelle peuvent vivre les mammifères. Sa faculté d'adaptation est remarquable. C'est un herbivore actif pendant toute l'année. Il supporte facilement des températures jusqu'à -20°C. Aussi, afin de subsister pendant la saison froide, il a inventé la fenaison ! Il  coupe l'herbe à sa base, la fait sécher au soleil et l'engrange dans des chambres spacieuses de son vaste terrier. Malgré sa petite taille (105 à 130 gr.), il moissonne l'herbe jusqu'à 100 mètres de son gîte. Il siffle comme la marmotte, ce qui lui a valu son autre nom de “ lièvre siffleur ”. Il en existe deux espèces en Amérique du Nord (dont Ochotona. Prince) et une douzaine en Asie.