Club Des Éleveurs De Races Belges Ronquières

Copyright © Christian Delsanne pour CERB Club Des Éleveurs de Races Belges Ronquières Belgique

Incubation naturelle

Le site du CERB a été créé en 1996.

Mises à jour en 2000, 2004, 2006, 2008 , 2010 et 2016



Souper annuel

4 Mars  2017

Le souper annuel

Expo 2017

30 septembre et 1er octobre  2017

Le plan incliné

Bienvenue sur le site du CERB consacré exclusivement au petit élevage d'animaux de basse cour de races Belges

Informer | Inspirer

Ce n'est que lorsque les poules sont depuis huit jours sur des oeufs qu'on peut les transporter à un autre endroit.


Quand on n'a pas le choix, on prend la première couveuse venue, bien heureux encore de la trouver, mais il peut n'en être pas toujours ainsi et l'on choisit alors la couveuse parmi les poules qui ont plus de dix-huit mois et même deux ans de préférence, ces poules sont moins vives que les jeunes et couvent plus assidûment. Il est nécessaire de vérifier qu'une poule a de réelles intentions de couver, en lui confiant quelques oeufs d'essai pendant plusieurs jours ; si elle persiste à rester sur ses oeufs se contentant d'un gloussement significatif quand on s'approche de son nid, on petit sans crainte remplacer les oeufs d'essai par ceux qu'elle doit définitivement couver, il est préférable d'attendre une quinzaine de jours et de mettre à la fois cinq ou six poules ; de cette façon, après le mirage, qui a lieu du sixième au huitième jour, on réunit tous les bons oeufs  sous les mêmes poules, et, s'il en est une de disponible, on lui donne une nouvelle série d'œufs à couver ; si, d'autre part, à l'éclosion, le nombre des poussins éclos est inférieur à celui des oeufs, on réunit les poussins sous quatre poules et l'on rend les deux autres au poulailler, où elles tic tarderont pas à se mettre à pondre.


La poule couveuse ne peut être installée indifféremment en Lin endroit quelconque. Il faut lui trouver un coin retiré, tranquille, où elle ne soit tourmentée ni par le coq, ni par les poules. Une cabane à chien, une grande caisse d'emballage que l'on recouvre d'un toit en papier goudronné et devant laquelle on place un panneau grillagé, formeront d'excellents endroits pour mettre une poule à couver. Nous insistons même beaucoup sur le dernier système que nous venons d'indiquer, qui constitue à la fois une boîte à couver et une boîte à élevage. Une caisse de 70 centimètres à 1 mètre de large sur 50 centimètres de profondeur et 50 centimètres  de hauteur fait parfaitement l'affaire ; on en fait sauter le devant et le couvercle, on surélève un peu les côtés afin de leur donner une pente d'avant en arrière, on se sert des planches du couvercle et d'une de celles du devant pour former le toit, sur lequel on cloue du papier goudronné. Avec les planches qui restent, on confectionne un panneau plein qui ferme exactement la moitié de la caisse sur le devant, l'autre moitié est fermée avec un panneau garni de lattes que  l'on cloue à 7 centimètres les unes des autres ; au milieu de cette caisse, dans le sens de la profondeur, on fixe une planchette  de 6 centimètres de hauteur, qui sera destinée à retenir la paille du nid. Voici une « boîte à couver » construite à  peu de frais, que l'on rendra plus durable encore en  l'enduisant de deux bonnes couches de peinture à l'huile. Si au lieu de  faire un toit fixe, on le fait mobile, cela pourra faciliter encore le service et les nettoyages.


Avec une boîte à couver ainsi constituée, l'air circulera aisément autour dit nid, entrant librement par le panneau à claire-voie  , les  poules que l'on met à couver dans des boîtes trop étroites n'amènent  pas d'éclosions.


Le nid se trouve installé dans la partie sombre de la boite, il se compose de paille bien brisée et bien douce, on lui donne une épaisseur supérieure à la planchette, qui a été fixée de façon, que la paille en s'affaissant, forme bien un lit de six centimètres d'épaisseur. La paille étant bien retenue de tous côtés, la couveuse ne le déforme pas, on peut même le rehausser un peu du côté des cloisons. Il faut bien proportionner le nombre d'œufs à couver au volume de la couveuse. Douze à quinze oeufs sont suffisants pour les belles poules communes, dix-huit pour les grosses couveuses comme les cochinchinoises  ou les Brahmâ et vingt-cinq pour une dinde.


Il y a lieu d'observer que si l'on se servait d'une dinde pour les couvées, la boîte à couver devrait être d'un plus grand modèle, un mètre de large sur 60 centimètres de profondeur, la boîte, comme il a été dit, divisée par le milieu. Il restera donc, pour établir le nid, 0,50 m sur 0,60 m, ce qui est parfaitement suffisant.


Les couveuses nécessitent certains soins, il est presque toujours nécessaire de les lever deux fois par jour et toujours à la même heure.


Pendant ce temps, qui peut durer de dix à vingt minutes, elles prennent leur nourriture, satisfont leurs besoins et dégourdissent un peu leurs pauvres pattes ankylosées  par une longue immobilité. S'il ne fait pas très froid, elles peuvent rester un peu plus longtemps dehors, les oeufs étant parfaitement  à l'abri dans la boîte à couver. Quand on enlève les poules du nid, il est bon de leur écarter les ailes, afin  d'éviter que les oeufs s'y attachant ne retombent  en se brisant et en endommageant le reste de la couvée. . Nous avons fait  observer qu'un toit mobile était plus pratique ; l'on conçoit que pour lever les couveuses il est indispensable.


Mais il y a lieu de remarquer qu'avec une boîte à couver telle que nous l'avons combinée, quatre-vingts fois sur cent on n'aura pas besoin de lever la couveuse, le panneau à claire-voie sera enlevé chaque matin, la nourriture et la boisson placées auprès, et la couveuse viendra d'elle-même satisfaire  tous ses besoins naturels. Dans le cas où l'on aura  plusieurs couveuses-, en  même temps, les unes auprès des autres, on attrait soin de tic pas leur ouvrir les boîtes à couver à la même heure, ces boîtes à couver installées dans un jardin Peuvent d'ailleurs être placées à une certaine distance les unes des autres. Si l'on était forcé de les tenir rapprochées, on pourrait séparer les cabanes à couver par des panneaux grillagés ou des planches, pourvu qu'il y ait devant chaque cabane un espace de 1,50 ni a 2 mètres, c'est tout ce qu'il faut ; on met dans cet espace un petit tas de sable mélangé de cendres. En cas de mauvais temps, on place la nourriture et la boisson dans la partie de la boîte à couver qui n'est pas occupée par le nid .


Il peut arriver un accident : oeufs  cassés, oeufs  pourris, nid sali  par les excréments, il serait alors important de laver les oeufs, de nettoyer le nid et d'en renouveler entièrement la paille ou le foin.  La coquille de l'œuf très poreuse, absorbant toutes les émanations, au grand dommage des embryons.


Bien que l'on ait beaucoup de sécurité avec une boîte à couver du genre de celle que nous indiquons,  il est toujours bon de surveiller les couveuses durant les premiers jours de l'incubation, de vérifier si elles se lèvent bien et prennent régulièrement leur nourriture. Au cas où tout ne se passerait pas ainsi, on agirait comme nous l'avons dit un peu plus haut. Les dindes et souvent les grosses poules cochinchinoises  sont tellement assidues, qu'il faut presque toujours les lever chaque jour jusqu'à la fin de l'incubation ; il faut même fermer la boîte à couver sans quoi elles retourneraient sur leurs oeufs sans avoir pris le temps de manger.


Lorsqu'on met, comme  nous l'avons conseillé, plusieurs poules à couver à la fois, il est rare que, sur la quantité d'oeufs mis en circulation, il n'y en ait pas quelques-uns de clairs ; au lieu de les laisser se gâter  ou absorber une chaleur inutile sous la poule, il est beaucoup plus simple de les retirer après que le mirage a permis de reconnaître s'ils étaient fécondés ou impropres à l'incubation.


Même sans expérience, on peut se rendre compte à huit jours si un oeuf  est clair ou fécondé. On maintient l'œuf entre le pouce et l'index de la main droite, le gros bout toujours en l'air ; opérant dans une pièce bien sombre, en place l'œuf dans la position indiquée, devant la flamme d'une lampe et l'on fait abat-jour au-dessus, avec la main gauche. Si l'œuf est absolument clair, translucide, il est à rejeter ; s'il est en grande partie opaque, ne présentant qu'une ligne claire sur le côté, c'est qu'il est bon. Si l'incubation est un peu avancée, l'œuf bon sera complètement sombre, on n'apercevra une place claire que dans la partie supérieure, désignée sous le nom de chambre à air.


Il est préférable pour mirer les oeufs  de choisir le moment où les couveuses prennent leur repas , dans le cas où on ne les lèverait pas à l'heure fixe, on attendrait la nuit. En retirant alors doucement les oeufs  de dessous la couveuse on les placerait dans un panier, sur un petit lit moelleux, et on les recouvrirait d'une étoffe chaude, molleton ou autre,  afin  de ne pas les laisser se refroidir.


Quand on a acquis un peu plus d'habileté, on mire le cinquième ou le sixième jour. L'œuf fécondé présente alors, à l'intérieur, l'aspect d'une araignée les pattes étendues, qui s'agite lorsqu'on imprime à l'œuf un mouvement de va-et-vient. C'est le cœur, autour duquel s'étend un réseau vasculaire. Lorsque l'embryon est mort, au lieu de le voir ainsi flotter au milieu de l'œuf, il forme un point noir immobile collé après la coquille, le réseau vasculaire  ne s'est pas formé, on ne voit pas l'araignée, on aperçoit une ligne de sang qui semble former un cercle irrégulier le long de la coquille, c'est encore un faux  germe.


On n'aperçoit pas toujours du premier coup l'indication que l'on cherche, il faut tourner doucement l'œuf  devant l'œil jusqu'à ce que le point cherché se présente.


Les oeufs triés, les mauvais remplacés, s'il y a lieu, on laisse les couveuses en paix jusqu'à la fin de l'incubation, sauf pour les soins que nous avons indiqués.