Club Des Éleveurs De Races Belges Ronquières

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Laryngo trachéite infectieuse

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30 septembre et 1er octobre  2017

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Bienvenue sur le site du CERB consacré exclusivement au petit élevage d'animaux de basse cour de races Belges

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Cause

Un virus de type herpès.

Transmission

Par l'air; il peut être transporté par le matériel ou les vêtements contaminés. Les oiseaux guéris d'atteinte naturelle peuvent être porteurs de l'infection. La maladie sévit surtout en automne et en hiver.

Espèces affectées

Seulement les poulets et les faisans.

Symptômes

Gêne respiratoire marquée; respiration extrêmement difficile ; extension du cou pendant l'inspiration; affaissement de la tête reposant sur le bréchet pendant l'expiration; toux, râles; les oiseaux peuvent rejeter du mucus contenant du sang; rechercher les traces de mucus sanguinolent sur les perchoirs et au bas des murs.

Mortalité

Variable. Elle peut aller de 5 à 50 % ou plus.

Diagnostic

Inflammation aiguë du larynx et de la trachée; présence d'un exsudat sanguinolent, muqueux ou caséeux sur le larynx (mais pas de croûtes ou d'ulcères comme dans la variole aviaire); l'absence de symptômes nerveux élimine la maladie de Newcastle. Un examen de laboratoire peut comprendre l'inoculation d'embryons de poulets provenant à la fois d'oiseaux sensibles et d'oiseaux immunisés contre la laryngotrachéite.

Traitement

Il est recommandé que tous les oiseaux exposés, mais ne montrant pas de symptômes, soient vaccinés avec un vaccin à virus vivant modifié-. Vacciner d'abord les oiseaux dans les poulaillers sains. La plupart des pays interdisent l'utilisation, depuis un certain temps, des anciens vaccins vivants par brossage. Stimuler la consommation d'aliment avec des granulés, des aliments à taux d'antibiotiques élevés ou par l'utilisation d'un mélange antibiotique vitamine dans l'eau de boisson.

Prévention

Vaccination des poulettes de remplacement âgées de 6 semaines ou plus dans les zones où sévit la maladie. Les poulets de chair peuvent être vaccinés à l'âge de 3 à 4 semaines. Il faut insister sur le fait que si les oiseaux vaccinés ne sont pas porteurs de la maladie, les oiseaux guéris d'une atteinte naturelle de la maladie peuvent être porteurs de l'infection.

- N'utiliser le vaccin à virus vivant modifié que dans les régions contaminées; ne jamais vacciner dans les zones indemnes. Il s'avère peut-être utile de vacciner les reproducteurs à 8 semaines et au moment des tests sanguins.

Commentaires

Suite à la mise en évidence d'un cas de L.T.I. chez des poules ayant participé à une exposition dans le Hainaut, il est grand temps de faire le point à propos de cette maladie.

L'agent pathogène responsable de la L.T.I. est un virus herpétique. Ce type de virus a le désavantage d'induire souvent un phénomène de portage. En clair, certains sujets peuvent rester porteurs et même s'ils sont vaccinés ou guéris d'une infection antérieure ; ces animaux restent donc potentiellement dangereux pour les autres.

La contamination des animaux se fait en général par voie aérienne ou par projection d'expectorations contaminées. La voie d'entrée du virus est le tractus respiratoire supérieur ou l'œil... La transmission du virus se fait beaucoup plus directement à partir d'animaux en phase d'infection plutôt qu'à partir d'animaux cliniquement guéris après infestation.

La période d'incubation est de 6 à 12 jours après l'exposition naturelle au virus.

Cette maladie a été décelée pour la première fois en Belgique en 1976.

Quels sont les signes ?

Le plus souvent, on observe pour commencer un larmoiement oculaire et une certaine apathie. Ensuite, on observe de la conjonctivite, parfois hémorragique ainsi qu'un gonflement des sinus infra-orbitaux . Les animaux gardent le plus souvent un oeil ou les deux yeux fermés. Finalement, les lésions respiratoires s'installent et on observe alors du jetage nasal, de la toux, des râles et de la dépression. Les volailles atteintes expectorent du mucus sanguinolent durant les quintes de toux. La meilleure façon de repérer les animaux malades est de se rendre dans le poulailler le soir et d'écouter les râles et les éternuements...

Il existe une forme aiguë et une forme subaiguë de la maladie... En général, toutes les volailles finissent par déclarer la maladie en 5 jours à 6 semaines selon la promiscuité des animaux. La mortalité varie de 10 à 70 %.

A l'autopsie, le larynx et la trachée sont enflammés et encombrés de mucus et de caillots de sang. De véritables « bouchons » peuvent ainsi obstruer la trachée et provoquer la mort par asphyxie.

Le diagnostic de cette maladie repose sur l'isolement du virus à partir de la trachée.

Il s'agit d'une maladie à déclaration obligatoire à l'inspection vétérinaire. Ceci est cependant sans trop de conséquences pour l'éleveur. On lève le foyer un mois après la disparition des symptômes. En général, l'inspecteur vétérinaire donne l'autorisation de vacciner. Le milieu du petit élevage semble fortement touché par cette maladie. L'importance de la L.T.I .  est sous-estimée par les autorités compétentes -, cela vient du fait qu'elle est peu diagnostiquée... Tout simplement parce que les petits éleveurs qui ont des animaux malades hésitent pour des raisons obscures à faire autopsier leurs animaux par le laboratoire provincial qui se réfère au laboratoire d'Uccle pour la mise en évidence du virus.

En ce qui concerne le traitement, on utilisera des antibiotiques pour éviter les complications bactériennes, dans l'eau de boisson pour toutes les volailles de l'exploitation et en plus par voie injectable pour les malades. En effet, une fois atteintes, elles ne s'abreuvent plus... (Lyncomycine, spectinomycine, Ceftiofur, ... ) Il est important de débuter le traitement très précocement et de le continuer au moins 4 à 5 jours ! Chez les poules qui présentent de grosses difficultés respiratoires, on devra parfois y adjoindre une injection de corticostéroïdes de façon à sauver la vie de l'animal. Chez les sujets présentant une forte dépression, il est parfois indispensable de les abreuver artificiellement à l'aide d'une petite sonde reliée à une seringue. Il suffit de l'introduire par le bec jusque dans le jabot. On administre ainsi 5 % du poids du corps en 2 à 4 fois par jour. Le but de ce genre de pratique est de sauver les animaux présentant une réelle valeur d'élevage... On utilisera également un collyre antibiotique dans les yeux pour éviter que les paupières ne collent...

Comme dans toutes les infections virales, la seule méthode de prophylaxie repose sur la vaccination à l'aide d'un vaccin vivant administré par goutte oculaire.(Une goutte dans l'œil de chaque poule). On ne peut que conseiller la vaccination systématique dans les élevages à risque , c'est-à-dire ceux participant à des expositions. Les élevages où la L.T.I. a déjà sévi ont intérêt à continuer la vaccination car les sujets guéris peuvent rester porteurs et contaminer les jeunes sujets de l'année. On observe ainsi des élevages où la catastrophe se renouvelle chaque année... On peut vacciner les animaux à partir de 6 semaines et en tout cas tous les sujets de l'élevage 6 semaines avant la première exposition de l'année. Il faut toujours utiliser le vaccin à température ambiante de façon à éviter l'apparition de conjonctivite. Le vaccin étant vivant, il y a malgré tout une légère réaction vaccinale,  toutefois sans gravité.

En cas de problème respiratoire dans votre élevage, prenez contact avec votre vétérinaire qui vous aiguillera vers le laboratoire provincial adéquat de façon à obtenir un diagnostic fiable qui pourra vous faire économiser beaucoup de frais et de soucis inutiles. En effet, seul un diagnostic valable assure l'efficacité d'un traitement fiable.