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Pattes

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La poule étant avant tout un oiseau marcheur, son pied est évidemment conçu pour cette fonction.  

Il se compose du métatarse, souvent appelé erronément tarse tout court et la région digitée.

Le métatarse est un os long possédant deux extrémités.   La supérieure est assez volumineuse et est articulée avec le tibia, l'inférieure se termine par trois poulies qui s’articulent avec les trois doigts principaux.   En dedans et en arrière se trouve une apophyse qui peut être considérée comme le premier article du pouce.  

La région digitée se compose de quatre doigts, trois antérieurs et un postérieur, le pouce.   Les doigts antérieurs s’appellent extérieur, médian et inférieur.   Le doigt extérieur est composé de cinq phalanges (ou articles), le médian de quatre, l'intérieur de trois, alors que le pouce (doigt postérieur) n'en possède que deux.   Chacune des dernières phalanges est munie d'une forte griffe, qu'on dénomme ongle.

Un peu au dessus du pouce, apparaît chez le coq une apophyse allongée, qui se recouvre d'une matière cornée et qui donne naissance à l’ergot, apanage du sexe, mais aussi une arme de défense.  

Chez certaines races et chez les combattants en particulier, la poule possède aussi des ergots.   Chez le combattant, la présence d'ergot n'est pas une faute et peut, au contraire être considérée comme une qualité.   Chez le Combattant Indien, il arrive de voir apparaître deux ergots, parfois même trois et même quatre.  

Extérieurement, le métatarse et les doigts, munis de leurs muscles, tendons, vaisseaux et nerfs sont enveloppés d'une peau.   Sur la face antérieure du métatarse et sur la partie supérieure des doigts, elle est couverte d'écailles imbriquées, fines, transparentes.   

Ces écailles sont des productions épidermiques qui protègent le métatarse et les doigts.   

Sous la face inférieure des doigts et sous l’articulation tarso-digitée se forment les coussinets plantaires, espèces de tubercules ou pelotes molasses constitués par une substance fibro-graisseuse, recouverte par la peau, très épaissie et rugueuse à ces endroits.   

Ces coussinets plantaires sont de deux ordres : le coussinet plantaire principal, situé sous l’articulation tarso-digitée et les coussinets plantaires secondaires.   Le nombre de ces derniers est en rapport avec celui des phalanges et ils sont séparés les uns des autres par de légers sillons transversaux.   Les coussinets plantaires servent d'amortisseurs.   

Il existe certaines races qui possèdent un cinquième doigt et parmi elles la Houdan, la Dorking, la Faveroles, la Nègre-soie.   Ce doigt supplémentaire est implanté au dessus du pouce, auquel il est souvent soudé.   Il ne repose jamais sur le sol.  

COLORATION DU MÉTATARSE ET DES DOIGTS

Comme il a déjà été dit à propos du bec, les métatarse s peuvent se présenter sous des teintes très variées.  A l'origine, en prenant toujours le “ Gallus Gallus ” comme l'ancêtre de nos races domestiquées, nous savons qu'il existe déjà deux teintes différentes.  En effet, selon l'habitat qu'il occupe, le métatarse du coq sauvage peut être bleu gris ou jaune.  Chez nos volailles domestiquées, on distingue quatre types de couleurs, plus une cinquième, produite par l’absence de toute pigmentation.

·                 Pigment NOIR (Mélanine) présent dans l'épiderme, les écailles sont pigmentées et la patte paraît noire, quel que soit la couleur du derme ;

·                 Pigment noir dans le derme, accompagné d'absence de pigment dans l'épiderme donne une teinte bleue, grise, plombée ou ardoise, selon la densité du pigment noir présent dans le derme ;

·                 Pigment jaune présent dans l'épiderme et absence de pigment dans le derme donne la patte jaune ;

·               Pigment JAUNE présent dans l'épiderme et pigment noir présent dans le derme donne la couleur verdâtre, olive ou saule .

·                 L'absence de pigment dans le derme et dans l'épiderme donne la teinte blanche, que l'on désigne souvent par BLANC-ROSÉ.   Le blanc-rosé est obtenu par la transparence du derme et de l'épiderme et qui laisse ainsi apparaître les petites veines du métatarse et des doigts.  

Généralement la teinte se donne donc par transparence à travers les écailles, dans certains cas seulement, comme il est dit plus haut, les écailles sont également pigmentées.  

Chez les sujets de la variété “ pointée ”, dite aussi cailloutée, il arrive que le métatarse blanc-rosé ou jaune, selon les races, est parsemé d'écailles noires, très irrégulièrement réparties.   On connaît ce phénomène chez la Houdan, chez l’Ancône et chez la Leghorn, mais aussi chez certaines variétés, dites coucou.  

Des exceptions, il y en a d'autres.   Chez la Rhode Island Red , par exemple, les écailles du métatarse, de même que le bec sont imprégnés du rouge-foncé très intense du plumage.   On voit aussi, assez fréquemment, sur la face intérieure du tarse et même sur les doigts des petits points rouges.   A ce moment, la transparence de la peau est telle, qu'elle laisse apparaître le rouge des petites veines qui se trouvent à cet endroit.   Ces petits points rouges sanguins ne doivent pas être considérés comme défaut.  

Les connaissances que nous possédons sur la pigmentation des tarses et sa relation avec la couleur du bec, des yeux et de la peau et même du plumage sont encore limitées.   Les règles très complexes de ces relations commencent petit à petit à livrer leurs secrets, mais il reste encore beaucoup de recherches à faire.  

Il est actuellement prouvé, par exemple, que la pigmentation noire des tarses et l’œil brun foncé sont influencés par un facteur héréditaire lié au sexe.  

Il suffit de faire la comparaison et on devra se rendre compte que dans ce cas bien précis, les yeux sont toujours plus foncés chez la femelle que chez le mâle.   Nous citons cet exemple pour attirer l’attention des éleveurs et des juges, car on peut parfois considérer comme défaut des différences bien naturelles.  

PRINCIPAUX DÉFAUTS DES PATTES

Les défauts qui peuvent se présenter dans la patte sont de deux ordres :

·                 les défauts anatomiques ;

·                 les défauts dus à une mauvaise pigmentation.  

Les défauts anatomiques peuvent à nouveau se diviser en deux genres :

A. Des malformations pour lesquelles les deux membres sont en cause :

·                 les jambes en o (disqualification) ;

·                 les jambes en x (disqualification) ;

·         les mauvais aplombs, dus à une mauvaise implantation du pouce.   Ce défaut est extrêmement grave chez les combattants.  

B Des malformations des membres inférieurs,

pouvant très bien ne toucher qu'un membre tout seul. Les principaux sont le PIED DE CANARD, très grave chez le combattant - un ou plusieurs doigts crochus - le pied palmé - grosseur en dessous du pied, cette dernière faute est légère et généralement due à une inflammation.  

LA GALLE DES PATTES

Comme on rencontre aux expositions et concours bon nombre de sujets atteints de gale des pattes , il est sans doute indispensable d'en toucher un mot en clôturant l’étude des pattes.  Les juges ne savent pas se montrer sévères assez en déclassant purement et simplement les sujets atteints, qui n'ont absolument pas leur place dans un concours.  

Elle est due à une mauvaise hygiène et à la malpropreté des installations, aussi les éleveurs sont-ils absolument inexcusables, surtout que l’on peut actuellement très facilement débarrasser les oiseaux de ce fléau.  

Il existe aujourd'hui des produits tellement efficaces sur le marché, qu'il est impensable de pouvoir encore rencontrer des sujets atteints de ce fléau, surtout dans les expositions.